Genus irritabile vatum...

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Message par  le Mar 2 Aoû 2005 - 14:56

1) 2) et 3) pour le 4) j'en sais rien, jamais fait lire mes écrits ...



Un livre qui retrace beaucoup de poésie et que je recommande: anthologie de la poésie française de Georges pompidou (ben oui)...



Un condensé du 14ième siècle au 20ième...une bonne introduction pour découvrir des auteurs de tous styles bien sûr ...
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Message par  le Mar 2 Aoû 2005 - 15:57

@svalbard a écrit: Un livre qui retrace beaucoup de poésie et que je recommande: anthologie de la poésie française de Georges pompidou (ben oui)...



Un condensé du 14ième siècle au 20ième...une bonne introduction pour découvrir des auteurs de tous styles bien sûr ...


Je confirme, bon ouvrage, bonne introduction en la matiere !
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Message par  le Dim 21 Aoû 2005 - 22:51

Sataniste par expérience, païenne par mélancolie...

Ecrit dans la forêt de Huelgoat un soir de pleine lune









Hommes et femmes au milieu des loups et des grands chênes

Donnent à leurs pas vifs la fureur de la géhenne,

Les tambours effrénés peinent à suivre les danseurs

Et la corne de brume appelle sans cesse leur ferveur,



Chaque regard hurle un défi, perçant comme l’aigle

Leurs corps tatoués se frôlent, sans vergogne ni règle,

Les bras qui ondoient comme furie de l’océan,

Les robes simples dans un souffle aux accords malséants,



Les corolles de guède se meuvent au rythme des ombres

Et les voix se découvrent au-dessus des décombres,

Cet idéal qui vit aux lèvres d’une flûte de Pan,

Pinacle de Nature aux innombrables amants,



Un chœur de volupté insensée ouvre ses ailes

Depuis la lune qui rit aux éclats dans le ciel,

Les tambours tremblent comme le sol battu par la course,

Hommes et femmes s’élançant d’un coup sous la Grande Ourse,



Les jambes déliées, l’âme puissante, le cœur aux abois,

Sautant racines et torrents au fin fond des bois ;


Ce soir se sont taries les larmes de La Morgane

Sur les corps s’endort la caresse de la Beltane.
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Message par  le Dim 21 Aoû 2005 - 23:00

Pas mal du tout mais je ne suis pas spécialiste.
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Message par  le Dim 21 Aoû 2005 - 23:36

pour ca faut attendre que le patron pointe du nez et là il va hurler comme je le connais!!!
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Message par  le Dim 21 Aoû 2005 - 23:38

j'aime bien aussi...allons y pour une contribution.



MEPHISTOPHELES



Moi la sombre puissance derrière le trône,

Celui qui brava le tout-puissant,

Qui tua le fils et tenta Eve,

Je suis le feu qui dévore vos âmes

Le poison qui coule dans votre chair

Je suis Dieu, je suis Homme

Imperfection originelle

Incarnée dans un ange rebelle

Mon royaume est votre infernale terre

Mon paradis, néant et poussière

Je suis votre ombre

Nimbée dans la solitude

Qui répugne à la servitude

Haine et amour

Sont ma nourriture

Je suis la corruption,

La séduction et la sédition

Celui qui souffle l’envie

À l’infini, pour créer,

Jouir et détruire

Je suis le serpent de la connaissance

Lové dans votre innocence

Je suis l’orgueil suprême

Le dandy infidèle

Négateur et misanthrope

Le Prince de la nuit

Des voluptés charnelles

Aux opiacés existentiels

Je suis la plume qui réécrit le Verbe

Je suis l’immanence de l’Existence!
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Message par  le Lun 22 Aoû 2005 - 0:20

J'avoue être nettement moins sensible aux beautés des mots qu'à celle des notes. Il m'arrive rarement de lire des poèmes et encore moins d'avoir envie d'y revenir. Ca n'est peut-être pas définitif, mais pour l'instant ce n'est tout simplement pas mon truc. De même je suis inapte avec un stylo dans les mains, ce genre d'écriture est pour moi peut-être trop direct. Même en se cachant derrière les formes et les tournures. Je préfère la musique comme moyen d'expression. Enfin je sais pas, après tout si la poésie peut saouler, bercer et faire partir comme le fait un bon disque, il me reste juste à trouver un interprète à ces textes..
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Message par Necrowarrior le Lun 22 Aoû 2005 - 0:27

Tous les pays qui n'ont plus de légende

Seront condamnés à mourir de froid...



Loin dans l'âme, les solitudes s'étendent

Sous le soleil mort de l'amour de soi.

A l'aube on voit monter dans la torpeur

Du marais, les bancs de brouillard immenses

Qu'emploient les poètes, par impuissance,

Pour donner le vague à l'âme et la peur.



Il faut les respirer quand ils s'élèvent

Et jouir de ce frisson inconnu

Que l'on découvre à peine dans les rêves,

Dans les paradis parfois entrevus;


Les médiocres seuls, les domestiqués

Ne pourront comprendre son amertume /

Ils n'entendent pas, perdu dans la brume,

Le cri farouche des oiseaux traqués.



C'était le pays dans anges sauvages,

Ceux qui n'avaient pu se nourrir d'amour;


Comme toutes les bêtes de passage,

Ils suivaient les vents qui changeaient toujours;


Ils montaient parfois dans les coeurs élus,

Bien au dessus des fadeurs de la terre,

Mais ils sentaient battre dans leurs artères

Le regret des cieux qu'ils ne verraient plus!



Alors, ils s'en allaient des altitudes

Poussés par l'orgueil et la lâcheté;


On ne les surprend dans nos solitudes

Que si rarement;
ils ont tout quitté.

Leur légende est morte dans les bas-fonds,

On les voit errer dans les yeux des femmes,

Et dans ces enfants qui passent dans l'âme,

En fin septembre, tels des vagabonds.



Il en est pourtant qui rôdent dans l'ombre

Et ne doivent pas s'arrêter très loin;


Je sais qu'ils se baignent par les nuits sombres

Pour que leur ébats n'aient pas de témoins.

- Mais si déchirant monte alors leur cri

Qu'il semble briser toutes les poitrines,

Et va se perdre aux cîmes de l'esprit

Comme un appel lointain de sauvagine.



Et les hameaux l'entendront dans la crainte,

Le soir, passés les jeux de la chair;


Il s'étendra sur la lande - la plainte

D'une bête égorgée en plein hiver;


Ou bien ce cri de peur dans l'ombre intense

Qui stupéfie brusquement les étangs,

Quand s'approchent les pas des poursuivants

Et font rejaillir l'eau dans le silence.



Si désolant sera-t-il dans les plaines

Que tressailliront les coeurs des passants;


Ils s'arrêteront pour reprendre haleine

Et dire : c'est le chant d'un innocent!

Passé l'appel, résonneront encore

Les échos, jusqu'aux profondeurs des moelles,

Et suivront son vol, comme un son de cor,

Vers le gouffre transparent des étoiles!



Toi, tu sauras que ce n'est pas le froid

Qui déchaîne un cri pareil à cette heure;


Moins lamentable sera ton effroi,

Tu connais les fièvres intérieures,

Les désirs qui brûlent jusqu'à vous tordre

Le ventre en deux, dans un spasme impuissant;


Et tu diras que ce cri d'innocent,

C'est l'appel d'un fauve qui voudrait mordre...



*



Viens cracher aux morts obscures

Le mépris des joies communes;


L'âme haute et l'esprit pur

Se nourrissent de rancune.



Si c'est leur pauvreté même

Qui leur permet d'être élus,

Rejette encor ce blasphème

Qui ne te satisfait plus.



Car ils resteront plus forts

Que tout injure qui monte,

Et cette pitié des morts

A jamais te fera honte.



*



Mon plus secret ami, que j'aille visiter

Ce jardin pour morts dont tu connais le silence,

Ou que j'évoque à voix basse ta présence,

Au plus tendre d'un coeur que tu n'as su quitter,

Je n'y vois pas grande différence.



J'avais cueilli ces fleurs pour la mort d'un héros,

Son tombeau sera tout recouvert d'anémones,

La floraison du vent, de l'esprit... et personne

Ne dérangera plus, sinon moi, ton repos,

Puisque tous les autres t'abandonnent.



Ton repos ? Sous un ciel haut, d'éclairs déchiré,

Solitaire toujours aux heures de tempête,

Bousculé de ressac en ressac, et la tête

Prise dans l'étau noir des mondes désirés,

Et toujours en deçà de la Fête...



*



Tu me donne l'envie d'être plus difficile...



Je n'ai pas cependant fait voile vers les îles,

A l'aventure, dans la zone morte des mers;


Mai j'ai peur de reprendre auprès de toi ma place,

D'instruire les enfants avec des mots couverts

Et des formules d'ombre infuse qui les glacent...

Mes disciples vondront avoir d'autres autels,

Chercher le sens du monde au milieu des herbages

Parfumés, sur les hauteurs balayées par le ciel...



Ou bien, les nuits d'hiver, menant en son sillage,

Sur une pente indescriptible de blancheur,

Les compagnons en rangs serrés comme des bêtes,

Je leur dirai la discipline de la Quête

En cette école où nous serons de vrais chercheurs

De sagesse, un grand troupeau d'âmes inquiètes.



Je leur expliquerai la beauté de leurs rôles,

Mais quand l'un sentira ma main sur son épaule,

Répondra-t-il ainsi que je t'ai répondu :

"Si vous m'avez choisi pour mon intelligence,

"Serai-je celui-là qu'on a tant attendu

"Pendant des siècles et des siècles de silence? "



Patrice de la Tour du Pin - La Quête De La Joie - Prologue



[size=75](ce que vous pouvez prendre pour des fautes d'orthographe ne le sont peut-être pas, me demander en cas de doute)[/size]
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Message par  le Lun 22 Aoû 2005 - 0:51

Pijarn a écrit:De même je suis inapte avec un stylo dans les mains, ce genre d'écriture est pour moi peut-être trop direct. Même en se cachant derrière les formes et les tournures. Je préfère la musique comme moyen d'expression.

Je suis d'accord, c'est d'ailleurs pour ça que j'ai arrêté d'écrire des poèmes. L'écriture déforme la pensée, et la pensée déforme le ressenti.
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Message par  le Lun 22 Aoû 2005 - 4:18

bon vu que vous vous y mettez tous je vous donne un conseil que j'ai déjà donné à d'autres: ne balancez pas vos poèmes de la sorte et protégez les avant, il y a sûrement des pillards extérieurs à postchrist qui se feraient une joie de tout voler, ce serait dommage pour les auteurs.

jetez un coup d'oeil sur la page d'accueil de mon site : en bas il y a un lien vers un bureau d'huissiers qui pratiquent les droits d'auteurs et c'est gratuit et sérieux.
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Message par  le Lun 22 Aoû 2005 - 12:28

Personnellement mon recueil est désormais protégé. Je vais pouvoir vous envahir de mes vers ;
)




Sinon quitte à dire ma préférence entre les 2 poèmes "longs", je préfère celui de Ravensorg à celui de La Tour du Pin que j'estime trop long à mon goût pour que les premiers vers continuent de peser sur l'ensemble de l'oeuvre en fin de lecture. peut-être que ce n'est pas un critère reconnu mais c'est important pour moi.

Evidemment, je ne préjuge pas de leur beauté certaine.



Il serait intéressant de savoir quand (ou pourquoi) un poème posté a été écrit (si une quelconque raison existe).
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Message par  le Lun 22 Aoû 2005 - 15:36

ca y'est tu l'as protégé en passant par le lien que j'ai donné??
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Message par Necrowarrior le Lun 22 Aoû 2005 - 18:33

Psyell a écrit:Il serait intéressant de savoir quand (ou pourquoi) un poème posté a été écrit (si une quelconque raison existe).


Le recueil de poëmes dont il est le prologue, a été édité en 1933.



Dire qu'il est une sorte d'explication de ce qu'il essaye d'entreprendre dans son recueil ne me semble pas trop à coté de la plaque.



Je l'ai posté ici, car j'ai le livre chez moi, et comme Baal a la première strophe du poême en signature, je me suis dit qu'il serait intéressant de le faire découvrir, à lui et à tout le monde ici.)
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Message par  le Lun 22 Aoû 2005 - 20:01

ca y'est tu l'as protégé en passant par le lien que j'ai donné??


Cela même! J'ai confié mon recueil.

Dire que j'ai dû en écrire quelques centaines en 20 ans d'existence et que mon recueil n'en compte plus qu'une trentaine...

L'épuration perfectionniste, ça fait mal au coeur parfois...
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Message par  le Lun 22 Aoû 2005 - 20:07

Psyell a écrit: L'épuration perfectionniste, ça fait mal au coeur parfois...


Peut être, mais ça permet quand même de virer les merdes...
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Message par  le Lun 22 Aoû 2005 - 20:11

Peut être, mais ça permet quand même de virer les merdes...


Je ne suis pas réellement sûre que c'étaient de mauvais textes. Je les ai brûlé dans des accès de rages, parce qu'ils disaient des choses qui me dérangeaient. Ne me rappellant plus de ces poèmes, j'ai le doute amer d'avoir perdu un peu de moi.
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Message par  le Mar 23 Aoû 2005 - 21:55

Je suis d'accord, c'est d'ailleurs pour ça que j'ai arrêté d'écrire des poèmes. L'écriture déforme la pensée, et la pensée déforme le ressenti


Je ne suis pas d'accord Cweorth, je ne pense pas que l'écriture par essence altère la pensée. L'exemple le plus probant est le sonnet, où la concision qu'impose cette structure, oblige le poète à extraire sa pensée dégagée de toute fioriture.

Quant au ressenti, c'est vrai que la pensée est souvent inapte à le restituer dans son intégralité et c'est peut-être là que se trouve la quête du poète: trouver la pensée qui exprimera parfaitement son émotion et qu'il pourra retranscrire.

Quête sans fin...
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Message par  le Mar 23 Aoû 2005 - 22:11

Dégagée de toute fioriture? Je ne sais pas. Dans le sens dépourvu d'inutile oui, mais certainement pas dans le sens de plus de clareté.

Ce que j'essayais de faire, c'était des poèmes totalement abscons, hermétiques, mais également intenses, "puissants", et qui aient un sens. Je n'ai jamais réussi
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Message par  le Mar 23 Aoû 2005 - 22:19

Ce que j'essayais de faire, c'était des poèmes totalement abscons, hermétiques, mais également intenses, "puissants", et qui aient un sens. Je n'ai jamais réussi


Je te comprends. Mais si tu avais réussi à atteindre ce niveau de perfection personnelle, ne crains-tu pas qu'après tu n'aies plus rien à parfaire?
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Message par  le Mer 24 Aoû 2005 - 11:12

Psyell a écrit:
Ce que j'essayais de faire, c'était des poèmes totalement abscons, hermétiques, mais également intenses, "puissants", et qui aient un sens. Je n'ai jamais réussi


Je te comprends. Mais si tu avais réussi à atteindre ce niveau de perfection personnelle, ne crains-tu pas qu'après tu n'aies plus rien à parfaire?




Je ne pense pas que la perfection soit quelque chose qui puisse être atteinte. De ce fait, il n'y a pour moi aucune crainte à avoir de sa retrouver dans un aboutissement final lorsque l'on se plonge corps et âme dans un ouvrage, un projet.
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Message par  le Mer 24 Aoû 2005 - 13:15

Je ne pense pas que la perfection soit quelque chose qui puisse être atteinte. De ce fait, il n'y a pour moi aucune crainte à avoir de sa retrouver dans un aboutissement final lorsque l'on se plonge corps et âme dans un ouvrage, un projet.


Tout à fait KonRig, c'est pour cette raison que les poètes sont condamnés à mourir malheureux.
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Message par  le Jeu 13 Juil 2006 - 21:09

Je remonte ce sujet, peut-être que certains s'essayeront à l'écriture poétique...







Un Bateau Noir...





Cheminant au sein de vains souvenirs

Bercé par la douceur d’une illusion…

Miroir dénudé, maëlstrom profond,

Encore as-tu le dessein de fuir ?



Tourment, Chagrin, Terre et Ciel assombris.

Quiétude de la Nuit, désillusion...

Féérie déchue, accorde le ton

De son âme abattu et affaiblis.



Ombre parmis les ombres se détache

De cet encr[e] noir auquel tu t’attaches

Un Bateau Noir, fendant les flots du thème



D’un son muet, sans palpables hauteurs.

Cueilles le sens d’un sanglant chrysanthème,

Car de ce songe, tu en es l’auteur.
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