Poschrist: dernier bataillon athée.

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Message par  le Dim 30 Oct 2005 - 17:47

"Dans le bunker au-dessus duquel battait un drapeau noir, se tenait accoudé au trépied de son fusil de précision Baalberith que la fatigue avait rendu blafard, mais moins que les hères aux mitres de combat, qui guettaient depuis bientôt plusieurs lunes aux abords du QG PostChrist. Une salve assourdissante de gros calibre retentit, des cris puis le silence revint, laissant le vent reprendre sa triste monodie à travers les ruines de l'ancienne Paris. KonRig apparut derrière lui, portant la gatling fumante à l'origine du vacarme. Son visage de cernes rendait ses yeux injectés de sang terrifiants. "Toujours aucune nouvelle des renforts?" demanda t-il d'une voie rauque."


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Message par  le Dim 30 Oct 2005 - 19:00

""Non, grommela l'imposant chef de PC, toujours attentif aux agissements de plus en plus suspects des soldats miteux de la faction Inquisition, ils ne viendront plus, le pont de l'Alma a cédé et tous les quais sont sous leur emprise." KonRig était pensif. "DreamSquare est parti chercher de l'eau avec Dark_Knight avec le hummer, j'espère qu'ils reviendront avant la nuit. Déja qu'il recommence à neiger...". En effet, des flocons grisâtres se remirent à tomber avec nonchalance et bientôt il devint impossible de voir à plus de 30 mètres."J'aime pas ça, dit Baalberith en refermant son manteau élimé, les inquits s'agitent". KonRig posa la mitrailleuse et regarda aux jumelles vers le coin de la rue où semblaient s'être rassemblés les fanatiques. Il hurla un juron;
un inquit visait le bunker avec un lance-roquette. Baalberith se rua sur son fusil. Une détonation résonna dans le quartier. Au loin, l'inquit s'affaissa, décapité. KonRig leva les yeux vers l'immeuble adjacent: Psyell, calée au bord de la fenêtre avec son dragunov lui fit un signe de tête."


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Message par  le Mer 2 Nov 2005 - 13:23

Psyell a écrit:
""Non, grommela l'imposant chef de PC, toujours attentif aux agissements de plus en plus suspects des soldats miteux de la faction Inquisition, ils ne viendront plus, le pont de l'Alma a cédé et tous les quais sont sous leur emprise." KonRig était pensif. "DreamSquare est parti chercher de l'eau avec Dark_Knight avec le hummer, j'espère qu'ils reviendront avant la nuit. Déja qu'il recommence à neiger...". En effet, des flocons grisâtres se remirent à tomber avec nonchalance et bientôt il devint impossible de voir à plus de 30 mètres."J'aime pas ça, dit Baalberith en refermant son manteau élimé, les inquits s'agitent". KonRig posa la mitrailleuse et regarda aux jumelles vers le coin de la rue où semblaient s'être rassemblés les fanatiques. Il hurla un juron;
un inquit visait le bunker avec un lance-roquette. Baalberith se rua sur son fusil. Une détonation résonna dans le quartier. Au loin, l'inquit s'affaissa, décapité. KonRig leva les yeux vers l'immeuble adjacent: Psyell, calée au bord de la fenêtre avec son dragunov lui fit un signe de tête."






"Il se précipita vers elle, en utilisant la jonction sous-terraine que les fidèles de PostChrist avaient construit entre les deux bâtiments qui leur servait de QG, et qu'ils avaient plus ou moins réussit à transformer en bunker. Il arriva le plus vite qu'il put, et fut face à la jeune fille, toujours vétue de sa combinaison noire. Elle lui désigna du regard une sorte de tank qui était posté dans la rue en ruine, juste à quelques mètres du QG. "Oh, non!" murmura KonRig. "Qu'est-ce que c'est encore pour des ennuis?" Psyell lui conseilla de se poster à la fenêtre, alors qu'elle alla prévenir Baalberith.

"Viens voir ce qui nous attend...". Il la suivit, sans mots dire. Or, elle voyait très bien qu'il était mort de fatigue et crispé d'inquiétude. Quand il se pencha prudement par la fenêtre, il ne vit strictement rien d'autre que la rue, qui était jadis si belle, défoncée par les tirs d'obus et les incendies. "Oh, mon Dieu..." dit-il... Il se voyait replongé dans ses jeunes années, ou son père lui avait montré les images de ce qui avait été Paris. Lui n'avait jamais connu la paix, tout comme ceux de sa génération. Alors qu'il était empli de mélancolie, Psyell semblait être de plus en plus inquiète. "KonRig? KonRig? Ou es-tu passé?" Le chef de PC tourna son regard lourd et ombrageux sur la jeune fille, qui le toisa du regard;
"Baal, il y avait un immense tank placé juste ici, dans la rue, là, juste sous tes yeux. J'ai demandé à KonRig de rester à cette maudite fenêtre pour surveiller, mais il semble bien avoir disparu...". Son interlocuteur ne semblait pas saisir ce qu'elle lui disait. Alors, elle compris à quel point il était fatigué, usé. Il était le seul du QG a avoir veillé plus d'une semaine sans s'accorder plus que quelques faibles demi-heure de repos, quelques fois, quand la situations était plus ou moins calme... Il avait tout assumé à cent pour cent, et ce n'est que maintenant qu'il était à bout de forces. "Baal, je sais ce que tu ressens, mais il faut absolument retrouver KonRig, nous ne sommes plus que trois au QG"...

En effet, les autres combattants de PostChrist étaient aux autres postes de la cités, ou alors en missions auprès d'autres résistants. Ils cherchaient absolument des alliances.

Soudain, l'interphone donna l'alerte;
quelqu'un cherchait à joindre le QG. Baalberith prit le communiqué, et murmura dans un souffle;
"Oui?". Il reconnu la voix de Necrowarrior. Pendant ce temps, Psyell se posta au point le plus haut de l'observatoire militaire dans lequel le QG avait été installé, et scruta les alentours. Elle ne voyait plus que les ruines sous la neige. Rien d'autres;
aucuns mouvements n'indiquait une quelquonque activité des soldats ennemis. "Je n'aime pas ça..." Et bien sûr, aucune trace de KonRig. "Si seulement DreamSquare et Dark Knight pouvaient revenir avant demain..."

Quand elle descendit auprès de Baalberith, elle le vit assis sur sa chaise, le regard songeur fixé sur l'interphone. Mais elle vit qu'il avait retrouvé la force qui était la sienne.

- Qu'étais-ce?

- Des mauvaises nouvelles..."



_____



Voilà donc mon "exercice"...
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Message par  le Mer 2 Nov 2005 - 14:01

"Psyell defit sa cartouchière et s'assit contre le béton armé. Elle déglutit.

"Laisse-moi deviner, Necrowarrior est débordé sur le quartier ouest et a besoin de renforts, alors que KonRig...

- Non, coupa Baalberith, Necrowarrior appelait du poste 14."

Psyell accusa le coup en se levant brusquement.

"Comment?! ça veut dire qu'ils ont passé la ligne de défense!"

Baalberith avait enfoui son visage dans ses mains.

"Que veux-tu, murmura t-il à la limite des sanglots, Dieu a toujours eu plus de succès auprès des Hommes que l'Homme lui-même."

Psyell regarda par la meutrière si le char était revenu plus près. Rien. Mais le bruit des chenilles crissant dans la neige lui parvenait encore.

"Ecoute..., dit-elle en enlevant sa combinaison."

Elle frissonna quand le vent parcourut de son souffle gelé la peau nue de son ventre. Elle enfila la veste en treillis, contenant ses cartouches ainsi qu'un gilet pare-balles.

"Si tu es avec moi, voila ce qu'on va faire, continua t-elle, faisant sortir Baalberith de sa torpeur, tu vas retrouver KonRig pendant que je m'occuperai de ce char. Si Ehjeh n'a pas appelé c'est que Quai Branly tient le coup. On se dispatchera sur les zones à risque et tu iras dormir parce que sinon tu vas nous claquer dans les doigts."

Baalberith hocha de la tête et alla là où il pensait que KonRig était parti, l'idiot. Psyell sortit du bunker en courant et ne s'arrêta qu'au coin de la rue. Elle se retourna pour voir le QG de PC sans défense pour la première fois depuis la Première Déchéance et hésita. Un bruit mécanique la sortit de sa mélancolie: le char était à moins de 20 mètres d'elle. Elle chargea son canon scié et remit en place son dragunov dans le dos.



Au poste 14, la situation empirait. Les attaques isolées et espacées avaient fait place à une véritable ruée sur les 3 postchrétiens qui tenaient la fortification. La mitrailleuse lourde faisait des ravages mais elle se grippait trop souvent par le froid et Necrowarrior, Septon et Morg étaient désormais au corps-à-corps, machettes tirées. Les inquits demeurés étaient faibles mais au loin, ils purent avec désespoir voir venir les troupes lourdes de l'Opus Dei. Septon tomba. Morg était blessée à la jambe et leur position reculait peu à peu. Quand soudain, un rugissement de gatling, accompagné de cris de douleur, se fit entendre."
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Message par  le Mer 2 Nov 2005 - 14:54

"Necrowarrior empoigna ses lunettes d'approche, et laissa échapper un juron. Il cru reconnaître le symbole de la Vérité Révélée peint sur la machine qui s'avançait. C'était un immense char d'assaut, qui progressait en écrasant tout sur son passage. Les inquits s'étaient évidement retirés, et le monstre avançait inexorablement sur le post 14.

Le grand guerrier hurla quelques mots à ses deux amis, puis quelques instants plus tard, un immense éclair électrique déchira le ciel sombre de la capitale désertée.



Or, rien n'avait entravé la marche diabolique de la machine. Elle chargeait toujours, mètres après mètres, ses chenilles broyant sans pitiés ce qui restait de ce que les hommes d'avant appelaient le Louvre... Elle s'arrêta brusquement, tourna l'un de ses canons en direction du mur est du bunker, et tira. Après l'explosion, rien n'avait bougé, en apparence, mais un grand projecteur balaya la facade blindée, mettant en évidence les grandes crevasses qu'avait causé l'obus... Alors, le char fit un quart de tour, en fonça sur le bunker, qui s'écroula...



Tout le monde entendit un immense fracas, mais personne ne vit rien, aveuglés par une lumière terrible. Un nuage de fumée épaisse était tout ce qu'il restait du bunker... et du char d'assaut ennemi.





Baalberith, maintenant tout à fait revenu à lui même, essayait discretement d'appeler KonRig, qui était toujours introuvable. Il était impossible qu'il les ait trahit, cet homme était l'un des combattants les plus fidèles de Postchrist. Il aurait préféré mourir sur le bûcher que de fuir le combat. Mais visiblement, il était bel et bien hors de vue... Il hésita à sortir dans la rue pour aller à sa recherche, mais s'avisant, il décida de rester coûte que coûte au QG. Car Psyell étant dehors, il était tout seul, et il était bien sûr hors de question de laisser le QG sans surveillance. Ainsi, il rentra. Il appela Necrowarrior sur son émetteur, mais il ne répondait pas. De grosses goutes de sueurs lui perlaient sur le visage... Soudain, la voix basse de son ami retentit à son oreille;


- C'est toi, Baal? On est en sécurité pour le moment, je profite de t'informer de la situation.

- Ah, ça fait plaisir de t'entendre! Alors, les nouvelles?

- On a perdu le bunker, mais détruit un de leur plus gros tanks. On a provoqué un cour-circuit et tout chargé d'explosif. Je crois qu'on a supprimé une de leurs forces les plus dangereuses...

- Ok, génial ! Mais comment se portent les deux autres?

- Et bien, Morg est blessée à la jambe, mais elle va arriver à vous rejoindre... mais Septon est entre la vie et la mort... il faut absolument qu'il soit soigné, et au plus vite!

- Ok, partez les trois à K.V.5, Nirnaeth vous y attend... il pourra vous faire soigner...

- Mais, il vous faut de l'aide? Vous êtes combien, au QG?

- Euh... maintenant je suis tout seul... Psyell s'occupe de liquider un tank, DreamSquare et Dark Knight sont allé cherché de l'eau, mais ne sont toujours pas de retour, et KonRig a disparu...

- Disparu? Mais...

- Ne discutes pas, allez vers Nirnaeth.





Psyell était toujours dans la rue, derrière le char qui ne l'avait manifestement pas vu. Elle ne put s'empêcher de sourire en pensant à ces lourdeaux d'inquits qui ne l'avaient même pas remarqué. Elle visa le char de son viseur, et regla pour tirer. Mais une main s'appuya lourdement sur son épaule. Elle se retourna lentement, et vit une silhouette entourée d'un long manteau noir, son visage masqué par une sorte de casque en métal noir, aussi. Il se pencha à son oreille, et lui souffla: "Je ne suis pas votre ennemi." Ce n'était pas une voix qu'elle connaissait..."


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Message par  le Mer 2 Nov 2005 - 17:15

" Elle envoya son coude dans la tête de l'inconnu qui s'affala pesamment dans la neige, recala son fusil et fit feu. L'inquit sur la tourelle se plia sur la rembarde avec molesse. Courant sous l'auvent de l'immeuble, à l'abri des fentes de vue du char, elle se retrouva à l'arrière de l'engin et grimpa en échangeant son fusil contre le canon scié. Une grenade aurait été plus pratique. Repoussant le cadavre qui se balançait près de l'écoutille, elle ouvrit et remarqua avec satisfaction qu'il n'y avait qu'un conducteur, les gens capables de faire fonctionner ce genre de machine devaient se faire rare. Elle rentra avec fracas et tira quasiment à bout portant. La tête de l'inquit explosa et aspergea de sang toute la cabine. La clé de contact retirée, le char s'arrêta en face du QG de PC. Psyell ressortit et s'approcha de l'homme en noir masqué. Impossible d'enlever ce fichu casque qu'elle avait fêlé du coude. Elle entreprit d'aller entreposer le corps dans une cellule du bunker avant de prendre des nouvelles de PostChrist dont la survie semblait jour après jour de plus en plus menacée.



Necrowarrior et ses camarades filèrent à toute allure en jeep vers KV5. Le véhicule faisait de grandes embardées à chaque virage, les pneus glissant sur la neige fondue et boueuse. L'avenue Emile Zola était déserte et parcourue par un vent puissant. Mais au bout, on voyait claquer le drapeau noir de l'unité de Nirnaeth. Sauvés!

Rappatriées en urgence de l'Hopital de Paris du temps des premiers assauts, les infirmières du complexe KV5 purent prendre en charge Septon qui perdait son sang de l'entaille au ventre. Morg reprit le volant vers le QG de PC tandis que Necrowarrior restait à la fenêtre du bureau de commandement de KV5, le ciel restait voilé, on voyait d'ici la Tour Eiffel tronquée de son dernier étage, témoin muet de la chute des Hommes. La banlieue brûlait, on s'y battait encore, croyants contre croyants ou croyants contre survivants? Ils ne le sauraient sans doute jamais.



Baalberith était assis en face de l'inconnu à présent réveillé. Et s'il ne pouvait voir à travers son casque fumé, l'inconnu, lui, faisait face à un visage tout aussi sombre. Et quand le chef de PostChrist se leva, la lumière de la cellule baissa nettement et il fut aggripé par les épaules, écrasé contre la table. Son casque lui fut arraché violemment et il se renversa sur sa chaise en couvrant son oreille ensanglantée. Mais il ne put dissimuler la croix tatouée sur son front...



Morg remontait le boulevard Garibaldi quand sur le trottoir, elle vit un corps à peine recouvert par la neige. Elle s'arrêta et descendit de la jeep, M-16 en joue. KonRig...

S'agenouillant elle put voir le visage blafard et gelé de son camarade. Un bras recouvert de métal l'étrangla par derrière. Rabattant son arme, elle appuya sur la gachette et reçut une gerbe de sang sur la tête. L'emprise sur son cou se relâcha et une sorte de cyborg abject et mutilé gisait devant elle. Le symbole de La Vérité Révélée figurait sur son torse synthétique. Mais qu'était-ce? Morg voulut soulever KonRig mais déboulant d'une rue, un char de guerre du même type qu'au poste 14 mais flanqué d'une armée aux bannières innombrables, signe que la fin était inéluctablement proche. Un sentiment d'abandon si fort s'empara d'elle, les larmes n'eurent que le temps de geler sur ses joues et déja l'odeur de graisse brûlée de la machine se faisait sentir."
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Message par  le Mer 2 Nov 2005 - 18:24

Baalberith avait attaché l'étrange individu aux tuyaux d'aération de la salle dans laquelle il se tenait habituellement.

Depuis qu'il l'avait vu, il n'avait réussit à lui arracher d'autres paroles que quelques moqueries.

Le chef de PC était en passe de perdre patience.



- Ecoutez, si vous avez dit à notre amie que vous n'êtes pas un ennemi, pourquoi refuser de parler?

- Je ne comprend pas. Je ne comprend pas votre langue.



Cela semblait être plus ou moins vrai, car il parlait avec un léger accent. Or, il comprenait très bien ce que Baalberith voulait dire. Celui-ci le savait pertinemment, et il cria à l'homme ligoté;




- Les vôtres ont déjà massacré de nos nombreux amis, alors si dans dix secondes vous ne parlez pas, je ne vais pas me gêner de vous passer à la question...



Il lui fourra un tube métallique relié à un câble sous le coup. De sûr, il ne plaisantait pas et ne renoncerait pas à l'électrocuter.



- Bien... je suis un milicien. Un prêtre, pour dire vrai. Je me suis engagé dans la milice, car je croyais en la cause que semblaient défendre ces... hommes qui ont détruit votre pays. Je suis Allemand.

- Et alors? Qu'avez-vous à me dire?

- Eh bien... un de vos alliés s'appelle Ehjeh, non? Il... enfin... j'ai été mêlé à son enlèvement.

- Quoi???



Baalberith semblait suffoquer. Décidément, il en était fini des alliés de Postchrist.



- Et qu'avez-vous à me dire de plus.

- Que son enlèvement n'a pas encore eu lieu. Je voulais vous le dire plus tôt, mais au moment d'essayer de vous approcher - car je n'aurais jamais pu passer au travers des inquits pour atteindre votre bunker - cette garce m'a jeté dans de biens mauvais draps.

- Parlez avec plus de respect de Psyell !



Zut... il venait de lâcher un nom... comme les Postchrétiens essayaient, tant que possible, de masquer leur identité, il se rendit compte qu'il venait de commettre une erreur.





Chernobog courait presque sur le grand boulevard enneigé, prit dans les ténèbres. Quel boulevard étais-ce? Il ne le savait plus. Plus rien n'avait de nom, plus personne, même. Si, eux avaient des pseudonymes... mais les autres? des numéros! Ah, non merci ! Il ne sera jamais un assemblages de lettres et de chiffres...

Ses réflexions furent perturbées par deux corps au bord du trottoir défoncé. Il pensa voir des morts, mais il se rendait compte que ce n'était pas des humains. Il sortit son fusil, pour se protéger en cas d’attaques, et donna un coup de pied dans le tas d'habits. C'était en fait deux androïdes, visiblement hors-service. Pas de risque, donc. Mais comment se faisait-il qu'ils étaient habillés comme des humains? Il remarqua quelques traces de pas, qui n'avaient pas encore disparu sous la neige. Il les suivit, jusqu'à l'entrée d'un immeuble abandonné, comme tout le quartier. Il poussa doucement la porte, et grimpa avec prudence les escaliers. Il entendit des voix, qu'il reconnu comme étant celles de ses amis Postchrétiens. Ouf! Mais ils n'étaient pas seuls ... Que faire ? Devait-il les aider – car il avait bien compris qu’ils étaient interrogés par les miliciens – ou continuer sa mission, qui était de première importance ? Il décida d’appeler le QG…





Pendant ce temps, Psyell était à nouveau aux côtés de Baalberith, en face de l'Allemand. Celui-ci paraissait très mal à l'aise. Le chef s'était dépêché d'avertir Ehjeh, afin qu'il ne lui arrive rien de trop grave. Il lui expliqua l'affaire, et se vit répondre que tout était plus ou moins normal, autant que cela pouvait l'être dans une telle guerre...



Mais au moment ou Ehjeh posa le combiné, un de ses soldats lui dit qu'un homme le demandait, en bas de l'immeuble dans lequel résidait Ehjeh. Machinalement, le jeune homme « invita » l'homme à monter. Mais l'avertissement de Baalberith lui revint en mémoire;
par prudence, il glissa un revolver dans sa poche, et demanda à son fidèle second de se tenir prêt à l'action, en lui expliquant brièvement la situation. Puis, la porte du bureau d'Ehjeh s'ouvrit.





Psyell avait reçu un appel à son émetteur. Chernobog, qui essayait désespéramment de joindre le QG...





Quand Baalberith retourna dans la pièce où ils avaient laissé l'Allemand ligoté, il vit que celui-ci avait réussit à défaire ses liens. Par quel miracle? Or, ses bottes mouillées avaient laissé des traces, qu'il put aisément suivre. Elles le guidèrent dans une autre pièces, près de la fenêtre. Or, il remarqua que l'homme avait "emprunté" un revolver... Prudent, Baalberith se dirigea vers la fenêtre, mais ce qu'il vit le rassura presque;
le corps du prêtre gisait à terre, le cerveau en compote, le revolver dans la main...
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Message par  le Mer 2 Nov 2005 - 20:51

"Ehjeh serra son revolver dans son dos et ravala sa salive. Sur le pas de la porte, une sorte de mendiant défroqué s'appuyant sur une canne de fortune. Piteux état à vrai dire. Il bafouilla par borborygmes qu'il avait des informations quant à l'avancée de l'armée néopapale. Ehjeh se détendit. Le vieillard s'approcha de la chaise et un très léger son éléctronique se fit entendre quand il cligna des yeux. Ehjeh balança son poing dans la tête du clochard qui fut pulvérisée en myriades de composants métalliques. Le corps décapité continua sa marche saccadée avant de s'écrouler dans un grand bruit de cuisinière. Ehjeh sut alors qu'était venu le temps de la retraite, les quartiers étaient infiltrés, les défenses tombées et les postchrétiens éparpillés. Il fit un signe de tête à son bras droit et celui-ci sortit de la pièce et revint avec un petit boîtier fermé à clef. Le commandant du quai Branly inséra une minuscule clef dans la serrure;
la boîte renfermait un digicode et un interrupteur. Il tapa 2027 et l'interrupteur s'alluma. Il le déclencha.



Une sirène retentit alors dans tout Paris, perçant le vacarme du vent et le brouhaha des troupes marchant dans la neige immaculée de ce 16 mai 2030.



La milice Branly embarqua dans le vieux fourgon Brinks et fila vers le QG de PostChrist, pour le défendre une toute dernière fois...



Morg n'avait dû son salut qu'à des tirs de couvertures amis du haut des toits sur les troupes robotiques qui avaient aussitôt cessé leur marche pour riposter. Elle put alors tirer le corps sans vie de KonRig à l'intérieur d'un trou d'obus non loin. Elle se réfugia quant à elle dans le hall d'un immeuble. Elle scrutait les agissements extérieurs quant elle sentit une présence derrière elle;
en un quart de seconde elle pointait son fusil sur Chernodog qui faisait de même. Ouf! Il lui expliqua la situation à l'étage et ils se mirent d'accord pour agir vite. Ils grimpèrent les escaliers quatre à quatre et sautèrent littéralement sur les miliciens, exécutés sans sommation aucune. Guudrath, Darken Face et Seigneur Sven semblaient à bout de forces mais leur libération les avait galvanisé. Ils descendirent tous. Le boulevard était désert à présent. Il fallait faire au plus vite! Ils portèrent à dos d'homme KonRig, Morg ouvrant la marche. Quant à Chernodog, il lui fallait trouver et abattre l'officier affecté à l'attaque de Paris. Sa mort provoquerait une réorganisation retardatrice. Il s'enfonça alors dans les tunnels désaffectés du métro, passage obligé selon Psyell pour atteindre sans danger La Défense.



Quand Ehjeh regagna la place forte, il s'aperçut avec soulagement que Necrowarrior l'avait rejoint aussi avec tous ses hommes et l'équipement médical et que DreamSquare et Dark Knight étaient revenus avec de quoi soutenir un siège: un recycleur d'eau, des rations militaires et des cageots de pommes congelées. Morg et une dizaine de postchrétiens arrivèrent une heure plus tard, suite à plusieurs embuscades de survivants inquits. Jamais il n'y avait eu autant de postchrétiens dans la place forte. Le char capturé fut déplacé sur une position stratégique. Le diagnostic médical de Septon était positif et celui de KonRig fut soulageant, celui-ci s'étant simplement endormi après plusieurs jours de veille intensive. Mais l'angoisse du combat à venir était palpable dans l'atmosphère glaciale du bunker. La résignation aussi...



Psyell, du haut du point de vue, voyait les immeubles s'écrouler sous le passage des dévastateurs à tachyons et l'air était empli de chants liturgiques assourdis.

Les nuages dans le ciel s'allongèrent et suivirent le sens du vent. Les rayons du soleil dardèrent enfin. L'espoir? Mais déja les mortiers faisaient feu aux environs du dernier bastion libre de Paris.


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Message par  le Jeu 3 Nov 2005 - 13:49

_ On ne peut plus rester ici, déclara Ballberith. Notre place forte, déjà détruite en partie par le Tank, est désormais une cible privilégiée : il suffit qu'ils nous canardent tous d'un coup pour que nous y passions tous...

Un silence de funérailles tomba. Tout le monde s'observait attentivement. Se rendre serait pourtant si facile...

_ L'aéroport est loin... commença Ehjeh. Et les trains sont hors de fonctions. Pourquoi ne pas nous organiser et les attendre ?

_ Tout cela ne servira qu'à mieux leur permettre de nous massacrer ! s'emporta Nordvargr.

_ Oui mais unis, nous sommes plus forts. En fuite, nous sommes pistables.

_ Si nous les attendons, ils se rassembleront et donneront l'assaut. Nous ne pouvons rester, affirma Baal, dont la fatigue parcheminait son visage. Tout le monde, y compris la superbe Psyell, avait sur sur la peau les marques de la guerre - folie des hommes...

De nouveau le silence se fit.

_ Nous n'avons aucuns moyens de transport rapide. Que nos jambes... glissa l'un des soldats présents.



Au loin, des corbeaux firent résonner leurs chants sinistres.

_ Mais... Si nous ne pouvons passer par les rails ni par les airs.... se questionna tout haut Ehjeh.

_ Il nous reste donc l'ancien Metropolitain, conclua Nirnaeth, le regard brillant et déterminé.

_ Il nous faut passer par les égouts, déclara leur chef.

Baal les regardait tous, puis il s'arrêta sur Guudrath. Le regard de baal montrait que son cerveau turbinait à grande vitesse.

_ Toi, demanda-t-il en le pointant du menton, tu n'aurais pas bosser dans les profondeurs de la ville ?

Tous se tournèrent désormais vers lui. Il eut un sourire malicieux mais mêlé de curiosité et de timidité. Il hocha soudain la tête en signe de "oui".

Puis le visage fatigué de Guudrath blêmit.

_ ...oui...

_ ... j'y organisais plutôt des réunions clandestines à l'époque où une certaine foi païenne me revenait et où mes espoirs de résistances étaient grands. C'était également le moment de boires quelques chopes, d'écouter un peu de musique... Sinon j'ai bossé quelques temps pour la voirie. Enfin tout ça est trouble et long à raconter !

Tout le monde le fixait intensément.

_ Tu saurais nous mener dans les souterrains jusqu'au centre de contrôle des Metros ?

_ Hum... Guudrath prenait son visage entre ses mains. Oui. Mais jusque là-bas il y a deux kilomètres à parcourir.

_ Très bien. Que tous le monde se rassemble.

_ Attendez.

_ Quoi ? demanda Ballberith

_ J'aurais besoin de votre aide.... Je ne vois plus que d'un oeil. Ma rétine a brûlé.... j'ai failli mourir hier, quand une grenade a explosé près de moi. Je vais devoir être soutenu et compté sur ma mémoire...
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Message par  le Jeu 3 Nov 2005 - 17:42

Chernobog avançait, toujours solitaire, en direction du "Liberty Night". Mais s'il y allait, il savait que ce n'était pas pour y sentir le plaisir d'une nuit, ni même pour se rincer l’œil... mais bien pour accomplir sa mission;
tuer.

Jamais il n'avait pensé devoir le faire, mais c'était une évidence;
il devait éliminer l'officier supérieur 17. Il s'était renseigné, grâce aux services d'Ehjeh, et avait su qu'il avait pour habitude de s'aventurer dans ce genre de lieux, mais que ce soir, il était sûr de le trouver...



Ainsi, il arriva bientôt vers le night club. Au sortir d'une rue où brillait encore quelques lumières invitant à la dépravation, se dressait devant ses yeux hagards une imposante bâtisse de métal, toute éclairée d'une lumière bleue fluorescente. Ce qui paraissait étrange, c'était de voir les filles attirer les clients dans la rue, sous l'oeil des soldats de l'armée de la République. A n'en pas douter, ces soldats étaient là pour contrôler le quartier, dans lequel s'épanouissait les hauts officiers de la dictature... tout cela en prétendant imposer la morale au bon peuple !



Il se rappelait encore avoir passé ses plus jeunes années en prison, pour avoir participé à des "mouvements artistiques répréhensibles", et se souvenait toujours avoir vu de ses amis finir sur le bûcher pour avoir refusé de détruire leurs écrits...



Un soldat, qui s'occupait en buvant une bouteille de quelconque alcool fort, parut soudain voir Chernobog. Il le menaça de son fusil à pompe en lui hurlant de montrer sa carte. Le jeune combattant de Postchrist sentait une immense montée d'adrénaline dans ses veines glacées;
les gens "normaux" n'avaient pas le droit d'être ici. Si le soldat donnait l'alerte, il serait à coup sûr abattu. Revenant à ses idées, il sortit la carte qu'Ehjeh lui avait confié.

- C'est vous, commandant?

- Bien sûr, qui veux-tu que ce soit, idiot de républicain?



Il savait que c'était sur ce ton que les officiers du pape parlaient à leurs subordonnés laïques.

- Je veux parler au colonel 17-T.F.D., division Croix et Fidélité.

- Je vais vous guider... dites-donc, messieurs, vous allez bien vous amuser, car le vieux à fait venir de la nouvelle marchandise...

- Magnifiques...



Le soldat le guidait à l'entrée de ce temple de la Luxure, gardé par des prêtres. Chernobog n'aurait jamais imaginé quels contrôles il aurait dû passer pour être admit. On prit ses empreintes digitales, contrôla sa rétine, ... mais tout semblait signifier qu'il était en ordre. Ainsi, il pu pénétrer à l'intérieur du "Liberty Night". La première chose qu'il remarqua était une étrange musique, à tous points ridicules dans une telle situation;
on aurait dit des chants religieux mélangés à une sorte de techno surpuissante, au son de laquelle se trémoussaient lamentablement des couples de danseurs - visiblement tous sous influences des dernières drogues, qui circulaient mieux que toute autre marchandise depuis la Chute...



Les filles en tenues légères étaient encore plus nombreuses que les soldats, mais le jeune homme ne s'en occupa pas le moins du monde. Comme une machine, il se dirigea vers le milieu de la pièce, un véritable jacuzzi dans lequel était assis un grand homme maigre, entouré de plusieurs prostituées à la poitrine dénudées. Il reconnu l'officier 17. Celui-ci le regardait d'un air désabusé. Evidemment, il avait déjà trop bu. Chernobog dévisageait l'allure mauvaise de cet homme, qui bientôt sera le responsable de la destruction totale de Paris, planifiées par le Concile.



- Qui êtes-vous? demanda Chernobog à l'officier. Celui-ci ne lui répondit pas, mais il fit signe à une jeune catin. Celle-ci s'approcha du guerrier. Elle était plutôt jolie. Il était comme attiré par son ventre nu percé, ses cheveux blonds. Mais il la repoussa gentiment. Elle essayait encore d'entourer ses bras autour de l'homme, jouant avec son corps pour le faire réagir. Mais il ne bougea pas, se contentant de la regarder d'une manière qui aurait pu la changer en glace, tant il était froid et dur.



- Elle ne te plait pas?



c'était l'officier.



- 68!



Il venait de donner l'ordre à un soldat de venir. Celui-ci sortit un couteau de sa gaine, saisit la fille par la gorge, écrasa sa poitrine dans ses doigts, puis lui trancha la gorge. Il donna la tête à Chernobog, qui l'agrippa par les cheveux.



- Tu la préfères comme ça? lui demanda 17,d'un air sarcastique.



Il ne répondit rien, mais lâcha la tête dans le jacuzzi. Les autres filles, qui étaient encore plus saouls que leur "maître", étaient prise de panique, alors que l'officier se leva en sursaut. Chernobog poussa encore le corps sanguinolent dans le jacuzzi.



- Excusez-moi. Je vais réparer mon erreur.



Il sortit un petit appareil noir d'une poche sous son manteau de cuir. Une des filles était sortie de l'eau. Elle était face au jeune homme, toujours imperturbable.



- Pauvre monstre!



Lui ne réagit pas, mais lui confia le petit appareil, dont elle ne savait que faire.



- Qu'est-ce qu'on dit?



La fille, habituée à son rôle, essaya de l'enlacer, mais Chernobog la poussa à son tour dans le jacuzzi, qui abritait encore l'officier, qui s'était avisé d'y rester, par un dernier relent de pudeur. Ivre, elle tomba dans l'eau, avec l'appareil, qui n'était autre qu'un engin très électrique. Le phénomène que réclamait la physique se produisit, en respectant points pour points ce que l'on avait su, il y a longtemps...



Or, personne ne bougea. Les soldats étaient autant ivres que les filles, et ils avaient bien mieux à faire que de s'occuper de ce bruit d'explosion. De toutes façons, avec cette musique, et ces lumières, personne ne prit garde à la légère explosion. C'est quand un légat, un peu moins aviné que le reste de ses co-religionnaires, voulut parler à l'officier qu'il constata ce qui s'était passé. "Oh, merde, il ira en enfer, il a pas eu le temps de se confesser..." c'est la seule parole qu'il eut.



Dans la rue, le jeune homme souriait en pensant à la facilité avec laquelle il avait supprimé son ennemi. Il avait de la peine à y croire... Il avait essayé de joindre le QG, pour leur annoncer que la mission était accomplie, mais il n'avait pu joindre personne. Il se rappela que Psyell lui avait dit que les Postchrétiens se réfugieraient dans les égouts, en cas de nécessité. Ainsi, il n'y avait pas de quoi s'inquiéter. De plus, il avait le présentiment que tout serait très vite fini...



Il s'interrompit dans son chemin lorsqu'une voix qu'il connaissait bien le tira de ses réflexions.
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Message par  le Jeu 3 Nov 2005 - 19:58

Vive PostChrist!





"Si la terre du dessus n'avait plus rien de commun avec les beaux jours de l'Humanité, les égouts semblaient immuables dans leur pourriture. Pataugeant dans une mélasse d'ordure et de boue, les quelques 200 postchrétiens avancaient 4 par 4 en scrutant le moindre bruit extérieur.

_ Guudrath, la rame de métro est encore loin? demanda Necrowarrior en se retournant.

_ Plus trop, quelques conduits tout au plus...

Un son assourdissant venait de le couper: plusieurs plaques d'égouts lointaines venaient de retomber avec fracas et des escaliers métalliques de service faisaient vibrer toutes les canalisations rouillées. Puis une multitude de bruits de pas éclaboussés qui couraient vers leur direction. Misère... leur compagnie était aussi vulnérable dans ce tube que dans une tranchée rectiligne. Les assaillants feraient un carnage.

Ils firent quelques pas en avant. Devant eux, une triple intersection. Et dans ces conduits... des dizaines de soldats de Dieu qui affluaient en rythme juste en face.

Le "Couchez-vous derrière!" de Baalberith fut accompagné du bruit de moteur de la gatling de KonRig. Les fanatiques ne s'aperçurent qu'à 20 mètres d'eux la présence massive d'un bataillon tout de noir vêtu dissimulé dans l'ombre du tube. Et là, un tonnerre de canons infidèles envahit l'atmosphère, un mur létal arrêtait tout nouvel arrivant qui aurait pu essayer de prendre part au combat. Ce terrible peloton d'éxécution ne cessa que 2 minutes plus tard, à grand renfort de relaiement et de passage de munitions de l'arrière. Quand le dernier tintement douille se fit entendre, la fumée se dissipa, et un mur de barbaque immonde bouchait chaque conduit. Un râle et puis plus rien. Les postchrétiens de l'avant garde étaient toujours en joue, en sueur, crispés sur leurs armes, prêt à réarroser tout opposant.

Une minute pour repousser avec dégout les morceaux de corps qui remplissaient l'entrée du conduit de droite, et c'est en courant que la colonne traversa les quelques 500 mètres les séparant de la station la plus proche.

La grille marquant la fin des égouts fut plastiquée et déboula dans l'obscurité du hall de gare l'armée des derniers athées. Les torches électriques cherchèrent des indications sur les murs carrelés du lieu jadis bondé d'humains. "Champ de Mars..." Un hommage au dieu romain de la guerre. Baalberith sourit."
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Message par  le Jeu 3 Nov 2005 - 21:02

" Une voix retendit dans la gare déserte, qui n’était plus guère éclairée que par les lampes de la troupe. Baalberith mit son fusil en joue, prêt à tirer, mais c'est avec joie et stupeur qu'il cru reconnaître son vieil ami.



"Mormegil!" Il ne put s'empêcher de courir vers lui, et de le soulever de ses bras colossaux.

- Ah, comme je suis content de te revoir enfin !



Le nouvel arrivant ne portait pas la tenue de combat noire qui était celle des Postchrétiens, mais était habillé d'un vieux pantalon de tissu noir et d'un pull gris foncé. A toute évidence, il n'avait pas l'air d'un soldat. Seules ses bottes de combat et son manteau noir laissait supposer son orientation "religieuse"...

Pourtant, il avait été l'un des plus actif dans la résistance. C'était lui, qui, resté en arrière, caché dans les colonnes de l'administration républicaine, avait permit la survie si longue des Postchrétiens;
sans lui, ni Ehjeh, qui était bien sûr en lien avec eux, il est évident que les derniers athées auraient tous fini sur un bûcher...



A côté de lui se tenait, dans l'ombre de la veille gare, une silhouette. C'était un homme, qui lui aussi portait un manteau de cuir noir. Chernobog avait le regard creux et le teint pâle, comme souvent. Baalberith alla vers lui, et lui demanda;




- Alors?

- Il est mort. Le plan a marché 5 sur 5;
Ehjeh a tout bien prévu. Il était bien au Liberty... ah, l'ordure... dire que j'ai vu de mes yeux mon propre frère brûler, sous l'ordre de...

- Nous avons tous perdu des frères, des amis, par leur tyrannie. Mais nous serons bientôt libre. Alors, Mormegil, tu as prévu le départ avec les trains?

- Tout est OK. Galdor m'attend au Havre. Nous avons les papiers, que je vous donnerai dans le train. Nous gagnerons l'Ecosse, qui est encore libre, par voix de mer, et de là, nous pourrons continuer le combat.

- Est-ce que Galdor est prêt?

- Je suis toujours en contact avec lui, tout va bien. Mais il n'y a pas de temps à perdre... Qu'avez-vous fait du QG?

- Il est pulvérisé, nous l'avons plastiqué, comme Necro l'a fait pour le bunker du Louvre. Le plan de destruction de Paris a été retardé, un de nos espions à supprimé l'officier 17, chargé de s'en occuper. Il n'y a rien à craindre pour le moment.



Là, Psyell s'avança;


- Oui, mais moins d'inquits sur Paris veut dire plus d'inquits qui sillonnent la campagne, ou les voies...

- En effet, répondit Mormegil, mais nous avons tout prévu. Il n'y a rien à craindre. Deugmarte, installes-toi au poste !

- Pas avant une petite canette... si tu savais depuis combien de temps je n'en ai pas eu ! C'est pas avec ces salauds d'inquits que je pouvais me désaltérer convenablement.

- Oui, mais dépêches-toi, lui conseilla Baalberith.



Finalement, l'idée du jeune homme, qui avait été mécanicien de train sous la VIIème République Libre, n'était de loin pas mauvaise. Il est évident que les combattants avaient tous besoin de pose, à commencer par leur chef. Or, ce dernier avait remarqué que Sven n'avait pas l'air tranquille. En effet, il regardait toujours derrière lui, comme s'il était prêt d'y voir arriver un bataillon de miliciens.

- Nous devrions nous dépêcher d'embarquer... je n'aime pas ce calme. Si on se fait attraper maintenant, on est foutus !!!



Cette parole crispa les visages de ceux qui l'avaient entendu, et Baal donna l'ordre de monter dans le grand train blindé, portant de le signe de la Milice...



Deugmarte prit la place du pilote, et une fois que tout le monde avait embarqué, le convoit se mit en marche, sans aucun bruit... la ligne électrique fonctionnait encore...



Or, dans le train, Sven s’exclama ;


- Vous vous rendez compte de notre lâcheté ! Paris ne va pas être détruite demain, et on fuit quand même, sans rien tenter pour sauver ce qui peut l’être ?



Baalberith lui répondit, d’un ton posé ;




- Mais, il ne reste rien qui puisse être sauvé ;
tout est détruit, il ne reste rien à part des immeubles en demi-ruines, et des HLM qui brûlent les uns après les autres... Même la Tour Eifel, le dernier monument de la République a été bombardé hier soir, d'après Necro... Sinon, il n'y a plus rien à Paris. Le Louvre? Pillé, brûlé. Ils ont détruit les peintures pour "immoralité". L'Arc de Triomphe? Rasé, aussi. Les Invalides? Mont-Martre? Notre-Dame? Pas besoin de continuer... ils ont même détruit leurs propres églises... Comme si le Dieu des Hommes s'était fait tuer par ceux qui disent le servir... Nous faisons mieux de partir pour continuer le combat depuis l’étranger, plutôt que de se laisser massacrer en France. Notre combat ne sera plus physique, mais spirituel. Nous devons absolument aller dans les pays qui sont encore libres, pour les avertir du danger de l’invasion néo-papale, et faire en sorte qu’ils se préparent pour défendre leur culture contre les fanatiques de Dieu.

- Mouais…



Sven ne semblait que moyennement satisfait, mais il ne dit rien. Il regardait le paysage blanc, sous le ciel enfin bleu de l’aube. Il pensait à ses ancêtres, qui étaient eux aussi des guerriers libres. Est-ce que fuir était trahir ? Qu’auraient-ils fait à sa place? Au fond de lui, il savait qu’il fuyait pour reprendre le combat. Il prévoyait d’aller se battre au côté de Germains, qui résistaient encore à l’envahisseur papale. Necrowarrior avait le même projet, tout comme leurs compagnons Septon, Agares ou Sinn Fein. Comme eux, Sven était né pour la guerre.



Ehjeh, Mormegil, Guudrath ou Baalberith, eux, ne rêvaient que de trouver un moment de tranquillité, de paix intérieur, et surtout, d’aller avertir les mouvements laïques étrangers du danger du Nouveau Pape. Essayer de prévenir la guerre, de faire en sorte que les gens se réveillent contre cette menace que représentait l’asservissement à toute forme de dictature. Car malgré leur grande proximité, les Postchrétiens étaient très différents les uns des autres, ce qui donnait parfois une ambiance assez tendue, mais Baalberith était toujours parvenu à faire respecter le calme.







Chernobog détourna les yeux de la fenêtre, et fixa ceux de Psyell, qui était assise juste en face de lui ;




- Et toi, tu feras quoi quand on sera libre ? "
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Message par  le Ven 4 Nov 2005 - 12:06

cette question resta sans réponse car l'idée d'un avenir meilleur ne pouvait pas encore être à l'ordre du jour dans la tête de Psyell.



à quelques kilomètre de là, seul dans sa tour, Darken_Face se rendit compte que le quartier était sous surveillance.

_"putain! la journée va être longue ..." (pensa t-il.)



aucun échapatoir ne lui permettait pour l'instant de rejoindre l'autre front, celui des Germains, et il se dit qu'il vallait mieux pour lui de quitter les lieux à la nuit tombée.

avec son matériel de vision nocturne et son arme de sniper un 7.62-mm SVD DRAGUNOV SNIPER RIFLE à haute précision perforante, il savait qu'il ferait des ravages... et cette simple vision de pouvoir destructeur lui fit chaud au coeur.

ces rations de survies lui permettraient donc d'attendre l'heure idéale pour sa fuite.

mais avant, la tour Montparnasse ou du moins ce qu'il en reste, devait lui servir de base de retranchement, et il devait donc assurer ses arrières en piégeant l'étage en dessous avec quelques mines antipersonnelles suffisament performantes pour réduire en bouilli tout assaillant qui essaierai de faire une percée jusqu'à lui.

en dernier recour son couteau de combat lui assurera la plus grande discrétion pour éliminer les ennemis qui tenteraient de le dénicher de sa cache, s'ils arrivaient à passer les pièges.

son FUSIL D'ASSAUT YUNKER 3 lui assurera le combat en corps à corps lorsqu'il sera de nouveau dans la rue face aux positions ennemis.

mais son habileté au camouflage et à la discrétion lors de ses déplacements, fera que ce genre de combat n'aura pas vraiment une incidence importante sur la suite des évènements.



au loin les bruits et détonnations divers faisaient de ce lieu un endroit calme, propice au repos et à l'élaboration de son plan d'attaque pour rejoindre l'autre front.



d'une stature imposante ce guerrier avait la réputation d'être un homme animé par la passion, et la guerre n'a fait que raviver sa passion de l'engagement du combat.

mais cela lui à également joué des tours, car très souvent, et à tort, il fut concidéré comme un mercenaire, car pour lui le travail en équipe était plus un poid qu'une réelle efficacité.

cela était certainement dû à ses expériences malheureuses, ou de nombreux amis et combattants n'ont pas eu la chance de survivre à cette saloperie de guerre, que Darken_Face préférait bosser seul.

mais là il se l'avoue, il aurait bien profité de l'aide d'un binome pour se dégager de cette maudite tour aux murs perforés d'impact d'obus et de balles, provenant de fusil d'assaut de l'ennemi.



heureusement ces amis postchrétiens savaient que l'homme retranché dans cette tour près à désouder l' enemi potentiel qui s'infiltrait depuis un dizaine de minutes dans la tour, par les escaliers de services n'était pas un traitre.

non! cette homme qui a survécu à de nombreux combats depuis la chute du monde libre, était un homme d'honneur, et celui-ci n'aurait jamais pactiser avec l'ennemi.

dans son fort intérieur, il n'avait qu'une idée en tête retrouver Necrowarrior, Seigneur Sven et KonRig, ses frères d'armes pour aller en découdre sur le champ de bataille.

mais avant il devrait affronter les hommes qui le recherchaient, et la nuit, serait finalement donc une nouvelle fois son alliée, pour se sortir de cette situation...



mais voici que son attention se porta sur l'étage en dessous de lui, des hommes manifestement au courant de sa présence entrèrent dans la pièce.

3 explosions sucessives se firent entendrent, et les intrus n'urent même pas le temps de se rendre comptent qu'ils ont été disloqués par les mines.

Darken savait que la partie n'était pas fini et qu'il allait certainement être obliger d'égorger un ou deux soldats inconscient du danger qui se tramait au dessus de leur têtes. (à sa montre il est exactement 18h30, la nuit sera bientôt là!)



(désolé pour les fautes s'il y en a, j'ai pondu ça à toute vitesse.) ;
)


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Message par  le Ven 4 Nov 2005 - 18:13

Malgré le silence à la question de Chernodog qui avait plongé Psyell dans une rêverie étrange, elle se décida à parler une heure plus tard.

_ J'ai toujours voulu des enfants.

Devant son regard triste, DreamSquare se risqua à la prendre par la taille en lançant tout sourire:

_ Surtout que tu es tellement maternelle!

_ Tu donnerais la vie après en avoir tant enlevé? demanda philosophe guudrath.

_ Le grand cycle naturel te répondrait Sven, éluda Psyell en prêtant maintenant attention aux stations que le train traversait.

Elle préféra finalement rejoindre Sven accoudé au bastinguage arrière de la voiture. Regardant avec une mélancolie mêlée d'une rage impuissante les mètres qui les séparaient peu à peu de Paris et des vestiges du dernier bastion athée de la France, ils sentaient que l'histoire de la France s'était arrêtée. Ce pays s'appelait-il même encore la France. Sans un mot, ils se promirent intérieurement de revenir un jour pour lui redonner son drapeau.

Ils finirent tout de même par re-rentrer dans le wagon où ils purent s'apercevoir du boucan verbal qui y régnait et des aises qu'avaient pris les postchrétiens, des rires fusaient, sans doute les premiers depuis près d'une longue année hivernale. Au "qu'est-ce que c'est que ce bordel?" de Sven, NyKraft répondit d'un air goguenard que "les conversations allaient bon train!".

Cependant, nobostant la gaieté éphémère qui sévissait dans le train filant vers un monde plus libre, une sorte d'état-major s'était improvisé à l'avant et ils le rejoignirent. Effectivement, un souci majeur à court-terme allait se poser à eux: une fois sorti du sous-sol de la métropole, leur train n'allait pas passer inaperçu et ils devaient se préparer à essuyer des attaques et à riposter, car ils DEVAIENT atteindre le Havre et ce, dans les temps. Galdor avait programmé à la minute près leur rappatriement vers l'Ecosse et sa situation était précaire, le Havre étant le port d'attache des armées venant du Nouveau Vatican vers l'Angleterre.



D'ailleurs, une demi-heure plus tard, ils sortirent à l'air libre. La campagne périurbaine avait gardé ses champs mais les villages qui les parsemaient avaient, eux, brûlé. Force était de constater que malgré une expérience de plusieurs millénaires de guerres, certains continaient de commettre de grossières erreurs de logistique. Il est certain que si Hitler avait été de la partie, PostChrist n'aurait pas survécu. La Résistance n'était pas si évidente maintenant que les radars vous repéraient même planqués 50 mètres sous terre et que les robots fouisseurs éradicateurs passaient sans problème par votre cuvette de toilette. Sans compter que la rapidité avec laquelle le chaos s'était abattu sur le monde avait empêché la moindre organisation des résistants face à cette foi meurtrière et hégémonique et que le matériel de pointe était venu à manquer suite aux bombardements nucléaires intempestifs...

L'Ecosse tiendrait.



Les premiers bataillons inquits que le train croisa ne suscita que des regards étonnés ou hagards mais signe que l'information circulait elle aussi, à certaines petites gares, ils reçurent des tirs de mitraillettes auxquels répliquèrent des centaines de fusils de par les meutrières du blindage du train rebaptisé "Le ténia de Dieu".

Mais comment cela allait-il empirer arrivé au Havre? Quelles forces les y attendraient?



Baalberith regardait le paysage defiler. Psyell s'approcha derrière lui.

_ Où se trouve la ligne de front en Ecosse? demanda t-elle.

Baalberith eut un rictus ironique.

_ C'est comme si l'Histoire se répétait, dit-il. Au mur d'Hadrien...
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Message par  le Ven 4 Nov 2005 - 18:29

Le train arrivait gentiment en vue du Havre. Jusque là, tout s'était passé comme Mormegil l'avait prévu, à part quelques incidents, dans les petites gares. Seule l'absence de nouvelle de la part de Darken_Face se faisait cruellement sentir...



La journée était déjà avancée, et le train roulait toujours, car les rails en très mauvais état limitaient la possibilité d'aller vite, et les combattants de la liberté étaient tous extenués. Or, ils savaient qu'ils étaient presque à l'abris dans ce train blindé, que les services de Mormegil avaient pu faire passer pour un convoit officiel secret. Ainsi, il n'y aurait normalement pas de problème à entrer au Havre... Normalement...



Le chef de la troupe avait réussit à capter sur son poste une discussion entre les différents chefs des ennemis;
ils ne savaient quoi faire. Attquer et raser définitivement Paris, comme il était prévu? Retirer les forces, et les lancer sur la partie de l'Allemagne qui résistait encore ?...



C'est que le combat de l'Allemagne n'était de loin pas gagné pour les néo-chrétiens;
les troupes d'élite russes, polonaises et ukrainiennes étaient venues en renfort, et les royaumes de Norvège et de Suède se préparaient à envoyer leurs armées, si le Nouveau Pape ne se pliait pas aux invectives le recommendant de retirer ses hommes, et de licencier ses mercenaires... De plus, une fois le changement de régime opéré, les gens commençaient enfin à se révolter contre le dictature de cette pseudo-religion, qui n'était que le masque d'un régime des plus totalitaire, et l'appuis financier dont ils bénéficiaient en pillant allégrement les coffres du Vatican (et en exploitant quelques trafiques peu catholiques autour du Monde...) venait gentiment à manquer... Depuis plus de dix ans de pouvoir, les néo-chrétiens, ces fils bâtards des idéologies les plus foireuses que connurent notre histoire, sentaient que leur temps était venu...

Leurs chefs, qui étaient soit de simples fanatiques soit des hypocrites assoiffés de pouvoir, savaient que le front allemand serait décisif pour connaître leur destinée.







En tout début de soirée, le train arriva en gare du Havre. Il faisait déjà nuit. Etais-ce le ciel assombrit ou la pollution? Impossible de le savoir.

Ce qui sautait aux yeux, c'était le fait que la ville jadis si belle était aussi en ruine... espérons que Galdor était prêt, qu'il ne s'était pas fait démasquer...
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Message par  le Ven 4 Nov 2005 - 19:02

pendant ce temps, dans la capitale de nouveau c'est le couvre feu.

"c'est le moment idéal" se dit enfin Darken, "il faut que je bouge mon cul d'ici avant qu'il ne soit trop tard, se serait stupide de finir ici".

suite aux explosions des mines, l'étage d'en dessous était calme depuis environs 10 minutes.

pas un bruit, mais Darken était de plus en plus nerveux et cette tension si caractéristique qu'il connaissait si bien, lui disait que le combat allez reprendre.

en effet deux hommes bien armée se préparaient à monter à l'assaut pour en finir.

la nuit étant là, Darken utilisa cette lunettes de vision nocturne pour voir les assaillants comme en plein jour.

il se dirigea dans une pièce qui avant devait certainement être des bureaux informatiques, et l'état de délabrement et l'encombrement générale de l'endroit allait lui servir pour préparer son attaque.

son couteau à la main il se cacha sous une table, et patienta avec le plus grand calme que ses proies fassent une erreur fatale.

son sang et son rythme cardiaque tapait à ses tempes, et le désir meurtrier monta en lui.

les deux hommes soucieux de ne pas se faire repérer avancaient prudamment dans les escaliers, en espérant ainsi éviter un piège à con.

finalement galvaniser par leur prudence, ils arrivèrent dans la pièce centrale ou Darken s'était retranché, mais personne...

l'un des deux molosses se dirigea dans la pièce voisine, toujours rien!

l'autre acolyte entra dans la salle informatique avec son fusil à l'épaule près à tirer, mais dans sa précipitation, il n'a pas vu l'homme qu'il recherchait à droite de lui sous la table.

d'un mouvement digne d'un félin Darken_Face se faufilat derrière l'homme passa son couteau éfilé sur la gorge de celui-ci et lui agrandit son sourir d'une large plaie, ou le sang jaillit avec force contre le mur;
et tout ça avec un silence de mort.

Darken laissa l'individu se vider de son sang et se dirigea dans la pièce ou l'autre molosse d'environ 1.95 mètres bien trempé qui n'avait rien entendu continuait ses investigations.



Darken lacha trois mots: "Salut! ça va?"

l'homme se retourna surpris ne reconnaissant pas la voix de son ami, et se pris le couteau en plein coeur.

à ce moment précis Darken_Face savait qu'il pouvait redescendre sans crainte et disparaitre dans les rues de la ville...

la milice et la surveillance dans ce quartier ne se limitait qu'à quelques barages de contrôle, et son expérience du camoufalge le rendrait pour cette nuit encore invisble et invincible.
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Message par  le Sam 5 Nov 2005 - 18:12

En sortant de la gare, Baalberith se rappelait les premiers temps de la résistance où les membres de PC étaient peux. Ils étaient rares à comprendre à l’époque les changements qui intervenaient : l’Europe était gangrenée par un mal : le nouveau Vatican. C’était pour cette raison que clandestinement, Baalberith avait cherché auprès de ses meilleurs amis l’aide qu’il escomptait. Ils étaient peu en ce début d’aventure mais pleins d’espoir pour sauver leur camp.

Il revoyait le visage moins fatigué de Necro qui à l’époque dans sa tendre Bretagne participait au fonctionnement de l’autonomie de la province celte. Mais dès que le nouveau Vatican prit véritablement le pouvoir, celui-ci à contrecœur prit la décision de partir pour Paris pour prêter main-forte à Baal lorsque la Bretagne fut perdue. Mais aussi celui de Pascal, mort au début des combats qui n’avait pas hésité à quitter son pays à l’appel de son ami. Il se rappelait celui de Gevaudan, l’un de ses plus proches amis et partenaires qui avait défendu héroïquement le Poste de Lille sans succès. Sa perte ainsi que celle de Nemesis et d’autres au début de la Bataille de Paris fut un coup dur pour Baalberith. Mais ce qui le toucha le plus, fut la mort de sa dulcinée Nynon au cours d’une attaque surprise des inquits.Il restait de cette époque, Necro, Ehjeh, Dreamsquare, Darken Face, Mormegil, Cweorth et OD.

Plus le temps passé, plus l’équipe augmentait et était devenu un groupe disparate mais plus dangereux et complémentaire que jamais. Certains étaient des guerriers nés comme Konrig ou Darken Face mais d'autres l'étaieint devenus par la force des choses comme Necro ou Psyell. Les membres du groupe Postchrist étaient l’un des principaux groupes de la résistance et c’était pour cela qui faisaient peurs à l’adversaire.

Tous ses personnages étaient différents les uns des autres et possédaient une histoire particulière. Mormegil, ami depuis des lustres du chef des Postchrétiens était convaincu du rôle de leur mouvement car il croyait que le nouveau Vatican était dès les débuts un danger pour ses convictions de païen. D’autres partageaient ses convictions mais à un degré supérieur comme Sven qui lorsqu’il se battait aller au combat sans retenue, ses équipiers croyaient voir en lui le retour des Bersekers. C’était peut-être la jeunesse qu’il n’avait pas eu qui lui donnait cette force au combat. Baal se souvenait aussi de la trahison de Lord Thorm qui avait coûté cher au mouvement.

« C’est la fin d’une époque », dit-Baal pensivement à ses lieutenants...


Dernière édition par 1 le Sam 12 Nov 2005 - 11:06, édité 1 fois
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Message par DreamSquare le Sam 5 Nov 2005 - 18:59

Sur les quais tout semblait calme, trop calme. Sven fut le premier à s'en inquiéter.



"Je n'aime pas ça" lança t-il.

"Quoi donc ?" retorqua Necrowarrior.



Sans avoir eu le temps de répondre un bruit mit un terme a ce silence devenu pesant. Sven tomba à genou, une balle lui ayant perforé son épaule droite.



"PLANQUEZ VOUS !" cria Baalberith.



Cachés entre les voix et le rebord des quais ils se mirent à attendre.



"Merci de m'avoir dégagé de là Konrig !" remercia Sven.

"Pas de quoi !"

"Qu'est ce qu'il fout ici lui ! Je croyais que tout était en ordre Mormegil ! Mormegil ?" s'esclafa Baalberith

"Je n'en sais rien ! Tout était pourtant clair ! Quelqu'un a du nous vendre..." repondit-il.

"Il manque quelqu'un non ? Ou est Psyell ?" demanda DreamSquare.



Discrète et agile, Psyell s'élança à corps perdu dans la penombre d'une gare sombre et lugubre qui connue des jours meilleurs. Son objectif : attendre ce tireur d'élite par tous les moyens. Selon toute logique il devait certainement se trouver dans les locaux qui se trouvaient en hauteur.



"PSYELL ! Repond bordel !"

"Laisse tomber Baalberith, elle à due éteindre sa radio !" rassura Mormegil.

Contrarié, DreamSquare tenta néanmoins de ne pas le montrer.



Le couloir était large, mais dans ce noir cela ne changeai pas grand chose. Tout porte à croire qu'il se trouve ici. Pas loin. D'un coup d'oeil furtif elle put examiner la pièce : un bureau banal transformé en chambre de fortune, certainement caché sous un drap, le tireur guette nos moindres mouvements. Sortant discrètement son couteau elle pénétra dans la pièce, s'approcha du drap à pas de souris puis d'un geste brusque le souleva : personne... Mais l'arme étant bien là. Soudain, elle senti du mouvement derrière elle.



"Merde..." se dit-elle en mettant rapidement sa main dans son manteau.



Brusquement, il lui attrapa la tête et plaça une lame bien taillée sous le menton.



"Si jeune et déjà rebelle... Rejoint les voix du seigneur ma petite !" lui susura t-il.

"Répéte après moi... Que le fruit de mes entrailles soit bénis" lança t-elle avant qu'une balle de 9MM lui transperce le ventre. Son arme étant toujours prête à servir cachée sous son manteau.



Il tomba à genou de douleurs. N'ayant pas fini, Psyell plaça le canon de son arme sur la tempe de l'inquit.



"Celle la, je te la dédicasse seigneur !" dit-elle avant de tirer...



Elle ralluma sa radio :



"La voix est libre ! Vous pouvez venir !"



DreamSquare retrouve le sourire !
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Message par  le Dim 6 Nov 2005 - 14:20

Oui, la voie était libre, mais pas dénuée de dangers...



Pour preuve, dès que Psyell eut le temps de reprendre ses esprit qu'un groupe de trois soldats inquits étaient dans la pièce. Ils la menaçaient de leurs mitraillettes;
alors, la jeune fille, d'un geste rapide, ramassa le couteau de l'inquit qu'elle venait de tuer pour se ruer sur l'un des hommes. Mais celui n'eut qu'un pas à faire pour l'éviter, et la malheureuse tomba droit entre les bras des deux autres inquits. Elle essayait de se débattre, mais les hommes la tenaient si fort que même elle ne parvenait pas à faire desserer leurs emprises.



L'inquit qu'elle avait essayé d'atteindre enleva son casque. C'était un homme relativement jeune, et doté d'une certaine beauté. Un sourire malsain se dessina sur son visage quand il fit mine de retirer la combinaison de Psyell. Puis, il lui carressa le visage...

Elle observait avec une grande frayeur le regard de l'homme, et devinait les passions qui le tourmentaient, lui et ses deux acolytes.



Mais soudain, elle entendit un grand bruit dans la pièce. Puis, elle vit l'inquit voler en éclat. Les deux autres la lachèrent, pour prendre leurs mitraillettes et ferrailler en direction de l'ouverture. Mais c'est un énorme tir de Panzerfaust qui leur répondirent... Konrig venait de tirer...



- Heureusement que vous m'avez suivi, vous imaginez ce que ces salauds lui auraient fait !!



C'était la voix de Dreamsquare. C'est lui qui avait attiré Konrig pour qu'ils aillent voir ce qui se passait. Ils avaient fait ça sans attendre l'avis de Baalberith, qui était encore occupé comme nous le verrons par la suite.



D'un regard inquiet, Dreamsquare parcourait la pièce. Il vit soudain le cour de Psyell, sa combinaison presque complétement arrachée... son gilet parre-balle avait heureusement tenu le coup, donc elle n'avait pas de blessures au corps... mais ses bras et son visage semblaient très meurtris. Le jeune soldat s'avança en courant vers elle, puis il s'approcha de son visage;




- Psyell? Psyell !?! Merde, c'est le Panzerfaust, les deux autres affreux ont été mis KO, mais Psyell a aussi pu...



Elle ne bougeait pas, mais une faible respiration se faisait entendre...



Il la prit dans ses bras.



- Ne traînons pas, des inquits peuvent encore arriver.



C'était Konrig qui venait de rappeler son jeune ami au plus pressant. Ainsi, les deux hommes allèrent rejoindre leurs compagnons, Dreamsquare tenant l'infortunée Psyell dans ses bras.





Dans la rue, les Postchrétiens étaient retenus par une horde de soldats qui les avaient bouclés par leurs mines.



Konrig, qui était décidement bien remis de ses mauvaises aventures à Paris, tira brutalement Baal par la manche, puis l'entraîna dans un escalier trouble.



- Hé, qu'est-ce que tu fous ?!

- Par ici, c'est les docks! On sera sauvés! Je connais bien le quartier !!



A leurs suites, les postchrétiens s'y engouffrèrent...
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Message par  le Dim 6 Nov 2005 - 19:41

La longue colonne de postchrétiens marchaient à vive allure vers les docks à présent mal éclairés et glauques. La situation était devenue critique, leur présence avertie et le bateau en partance vers l'Ecosse allait partir sous peu. A vrai dire, l'armée postchrétienne ne se terrait plus, elle avançait droit devant. KonRig et DreamSquare portaient le corps inanimé de Psyell et Sven ouvrait la marche.

Une porte grillagée à présent les séparait de la zone d'amarrage. Elle était flanquée de deux inquits qui fumaient en regardant leurs pieds.

Un sifflement d'air et la tête de l'un deux se trouva perforé d'un couteau. Le deuxième sursauta et ne vit que la main de Sven devant lui avant que celui-ci lui écrase la tête contre le mur. Un coup de feu fut tiré et le cadenas ceda. Passée la porte, les postchrétiens coururent. Ils virent Galdor leur faire des signes près d'une sorte d'épave de tanker, rongé par la rouille. Chaque pas sur la rampe d'amarrage faisait vibrer son métal et retentir un boucan d'enfer dans la ville détruite du Havre. Bientôt des spots se mirent à silloner la zone portuaire et des aboiements d'ordres envoyaient des troupes vers leur bateau.

Trop tard pourtant, le tanker s'éloignait du quai, les hélices remuaient les eaux lourdes du port et quand ils ne furent plus à portée du moindre mortier et que le radar leur confirma l'absence d'engin volant dans le ciel, un soupir immense de soulagement parcoura l'armée postchrétienne. Chacun put trouver un espace à lui dans ce gigantesque pétrolier et seul le bâtiment de contrôle fut réquisitionné par l'état-major.

Il s'avéra que le tanker transportait quantités de vivres à destination de l'Ecosse ainsi que de très nombreux objets d'arts classés comme hérétiques par le Nouveau Vatican. Les générations à venir avaient le droit de connaître le passé de la décharge dans laquelle ils vivraient.



On allongea Psyell dans un divan. Sa respiration était devenue un peu plus régulière mais sa peau portait les stigmates de la violence des soldats. Il aurait fallu lui enlever le lourd gilet pare-balle qui lui comprimait les poumons mais comme dessous, sa combinaison avait été réduite en lambeaux, personne n'osait s'essayer à la toucher. Cependant, DreamSquare aperçut le clip du gilet et approcha doucement sa main pour le défaire. Elle fut saisie brutalement par une main de femme, Psyell avait ouvert les yeux. DreamSquare en oubliait de respirer telle était sa frayeur;
Psyell approcha ses lèvres de la bouche de DreamSquare et y déposa un tendre baiser, pour toute son attention à son égard.



Quatre jours plus tard, les terres écossaises sortirent de la brume. Baalberith préféra accoster plus loin sur la cote, vers les Highlands, pour ne pas avertir les troupes de la English New Divinity (END) de leur arrivée en renforts. Cela dit, ils devraient ensuite descendre vers le Mur d'Hadrien, où la situation devenait plus noire chaque jour. L'ennemi affluait en vagues infinies sur les barricades et les guerriers inébranlables de la Résistance Athée. On se demandait même où le Pape Christ II trouvait des gens pour gonfler ses troupes sans fin.
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Message par  le Lun 7 Nov 2005 - 18:33

Cela, les Postchrétiens s'en doutaient;
d'après les recherches d'Ehjeh, le Nouveau Pape, qui s'était arrogé le droit de se faire nommer Jesus Christ II, profitait de la situation mondiale critique, du désespoir de nombreuses personnes, pour faire miroiter une mort héroïque s'ils mourraient à la Guerre Sainte... Et la Guerre Sainte, il la menait contre ceux qui lui résistaient, malgré le fait que leurs gouvernements se soient pliés devant le Pape.



En fait, sa pratique était un parfait mélange entre les dictatures qu'avait connu l'Occident au siècle passé, la technique des Croisades, celle des islamistes et surtout ce désir d'uniformiser la société, cette pensée latente au sein de la société, cette volonté que rescentaient beaucoup de monde d'être protégés, d'être bien vus par les autres, ...

Et c'était cela, son arme la plus puissante...



Le navire de guerre croisait gentiment les côtes, il était près d'acoster.



Un petit groupe d'hommes discutaient sur le pont. Ils échangeaient pour savoir pourquoi ils s'étaient engagé dans la résistance. La plupart l'avaient fait par idéologie, par volonté de garder leur liberté, ou par haine de cette nouvelle église et du gouvernement qui s'était plié devant elle.

Cweorth, qui était accoudé au bastinguage, lança un regard à l'homme qui était un peu au delà du groupe, et qui regardait la mer.



- Et toi, tu t'es engagé pour quoi?

- Parce que c'était ma seule raisôn de ne pas mourir...

- Mouais, comme nous tous, quoi !



Chernobog ne rajouta rien, mais regardait toujours l'étendue d'eau grise qui surgissait de sous le brouillard, à perte de vue. Il avait l'impression que cette vision reflétait son âme. Il ne prétait pas garde au petit groupe juste derrière lui, sauf quand il les entendit partir. Seule Psyell était resté vers lui. Elle aussi regardait la mer.

Chernobog prit la parole;




- Ils ont détruit ma vie, et celle de ma famille. J'avais toutes les chances de réussir avant... Mais quand le gouvernement a promulgué la Loi et Edit sur le redressement de la Morale Publique, j'ai eu des ennuis... je jouais dans un groupe de musique, avec mon frère jumeau. Son amie était modèle, une des égérie de la culture gothique mourante. Un jour, nous avons été jetés en prison, et elle aussi, quelques jours après. C'est les dernières nouvelles que nous avons eu...

- Quelle histoire étonnante... et pourqoui?

- Pourquoi? Eh bien, nous étions tombé sous le coup de la loi... Musique subservive... et cette malheureuse... elle était encore plus "subversive" que nous... pour quelques malheureuses photos... pff! On est sorti de prison grâce à notre oncle, un évêque, un des rares à être resté fidèle à sa foi...

Puis, on a appris qu'ils l'avaient...

- brûlé...

- ... mon frère est devenu comme fou. Il a essayé de se venger, de monter notre famille, tous nos amis contre cette dictature... je l'ai vu sous mes yeux... un coup de mitraillette... Je n'ai rien pu faire... Je n'avais plus rien d'autre à faire que de fuire, en me battant contre mes instincts me poussant à les rejoindre les deux. Puis, j'ai décidé de me battre contre cette dictature...

J'ai pris ce pseudonyme en référence à un ancêtre... ma mère est russe. J'ai appris que son ancêtre, un certain Jaroslav, était un prince, un chef de clan, qui a été brûlé vif par les chrétiens, sous les ordres du Knjaz Volodymir, car il avait refusé de se christianiser, et de livrer ses hommes à l'Eglise... il a été considéré comme un paria, un ancêtre dont ma famille a longtemps eu honte... pour moi, c'était un héros.



Psyell regardait ce visage blanc brillant, presque ciré, qui aurait pu être beau sans une terrible cicatrice qui le barrait en deux. Ses deux yeux d'un bleu glacial étaient resté intact, par miracle ou par hasard...



Lui, il regardait toujours la mer, en parlant... il avait une voix et un ton si grave... encore plus lent qu'avant...



- Et toi, quelle est ton histoire ? Si tu en as une...



Il prononça ces mots sans regarder la jeune fille;
il semblait parler à la mer, infini de profondeur, de beauté...de poèsie, d'oubli...
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Message par  le Lun 7 Nov 2005 - 19:51

"Je n'ai jamais été heureuse, répondit-elle les yeux dans le miroir de l'eau, que ce soit l'enfance, l'adolescence, la maturité, j'ai toujours été écarté du reste du monde et du commun. Petite, mes idées faisaient peur, j'ai grandi et on a appelé mes idées sataniques. La curiosité l'a emporté... et j'ai rejoint ce monde obscur et déviant. Je m'y sentais bien, pour la première fois de ma vie, j'avais une place. J'y ai fait la rencontre d'une magnifique jeune créole. Elle aimait la guerre et l'amour, on s'est aimé et on a voulu se battre côte à côte pour vivre dans ce monde étrange que celui de la surface. Des années de bonheur au plus profond de l'underground."

Psyell marqua une pause et Chernodog remarqua que ses yeux étaient humides et rougis.

"Je me rappelle que quand je venais dans ce grand parking où ce rassemblait des centaines des nôtres, elle courait pour venir m'enlacer avec un sourire plus beau que la vie. Nous étions chacune l'être le plus précieux de l'autre.

Et puis un homme fréquentant notre milieu nous insulta car notre aspect vestimentaire l'indisposait. Mais nous n'étions pas filles à nous laisser agresser et les répliques fusèrent. On lui parla comme on abat des murs. Il s'énervait mais ne pouvait rien faire, c'était notre fief. Mais sa main partit vite, la dague avait traversé de part en part mon bijou, mon âme, mon bout de soleil. Elle mourut devant moi dans son sang en me regardant étonnée...

Les années qui se succédèrent furent plus sombres que la plus noire des nuits mais elles contribuèrent à modeler une haine infinie contre les fanatiques en tous genres, ces ordures qui se disent posséder la vérité et se donnent le droit de décider de la vie d'autrui. J'ai trouvé PostChrist et j'ai suivi PostChrist, jusqu'au bout."



La brume qui nimbait le fil de l'eau les recouvrait. Qu'il était bon d'être ainsi enveloppé. Le froid faisait place à une sorte de caresse, le silence de la mer oblitérait leurs sensations et c'est ainsi que restèrent Chernodog et Psyell, accoudés au bastinguage, drapés de brouillard et dans un sommeil éveillé.



Ils se retournèrent et regardèrent les silhouettes qui se détachaient du voile opaque. Baalberith, Necrowarrior, Dark Knight, DreamSquare, KonRig, Morg, NyKraft, Nirnaeth, Sven, Galdor, Wrath, Pijarn, Ehjeh, Mormegil, Guudrath, tous les autres postchrétiens, avaient derrière leurs yeux intenses mais fatigués une histoire personnelle et une histoire commune qui les poussaient aux limites humaines dans le seul but de sauvegarder une Humanité qui avait pourtant prouvé qu'elle n'était pas digne de son existence. Leurs vies ont été exceptionnelles mais leurs idées le sont encore plus car elles affrontent à elles seules le monde entier et qu'elles survivront à cette engeance dans chacun de leur coup, dans chaque balle, dans chaque mot se déversera l'intégralité de leur liberté.

Car ils étaient grands, leurs jambes ne les tenaient plus mais ils restaient debout.
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Message par  le Mar 8 Nov 2005 - 11:39

Sortant de cet épais brouillard et de la mer blanche glaciale, le navire accosta, juste sur une plage de sable gris, balayé par les vagues moribondes. Baalberith marchait devant, suivi de ses plus proches amis, Necrowarrior, Ehjeh, Mormegil, puis tous les autres. Ensemble, après avoir parcouru un chemin semé de ronces, d'avoir parcouru la lande si belle et si morte, ils se dirigèrent vers une plaine sur laquelle soufflait encore un vent de liberté.



Un rayon de soleil pur comme l'or éclairait cette terre verte, riche en avenir et en passé. La lumière du Nord innondait l'horizon de sa splendeur et de sa clarté, alors qu'on voyait se dresser sur les collines des menhirs et des dolmens, les restes du Passé que jamais la folie de l'homme ne parviendra à atteindre.



Comme il semblait loin le temps de la guerre, l'horreur quotidienne du danger, du meurtre, de l'odeur des armes à feu, des machines de destruction, du feu impur qui détruisait tout pour... rien. On se serait cru replongé dans ce passé irréel, intemporel qui est celui dans lequel les secrets, les valeures longtemps occultées sont toujours restées intouchables pour le commun des mortels. Ici, la splendeur de la Nature resplendissait de sa toute puissance, éveillant en chacune des personnes qui se tenaient ici un sentiment de paix intérieure;
sentiment qui avait été presque oublié par la terrible guerre qu'ils avaient tous vécu chaque jour durant presque toute leur vie...



Leur guide prit la parole, sa voix portant assez fort pour que tous l'entendent;




- Mes amis, nous avons mené la lutte ensemble depuis si longtemps... Nous en avons plus ou moins parlé à bord du navire, et je vous le dit haut et fort;
A partir d'ici, nous avons des points de vues, des idées différentes;
Certains veulent aller combattre sur le front allemand (je viens d'avoir des nouvelles de Darken Face, qui y est en ce moment même), d'autres veulent défendre l'Ecosse en se battant sur le mur d'Hadrien... ou ce qu'il en reste... et d'autres aimeraient aller de par le monde pour continuer notre croisade informative, en éveillant la raison chez les gens qui n'ont pas vu le danger... Notre ennemi va bientôt tomber, autant sa montée en puissance à été fulgurante, autant sa chute le sera. Mais notre combat continuera malheureusement sans fin, car notre combat n'est pas celui de l'athéisme contre l'église, mais bien celui de l'Homme contre le Tyran, celui de la Liberté contre la dictature...



Comme pour souligner ses paroles, un corbeau passa, majestueusement au dessus de visages recueillis pour aller se poser, plein de grâce, au sommet du dolmen... Alors, un grand rayon de l'Astre Solaire, encore plus pur et éclattant que les autres, enveloppa l'oiseau noir d'une robe de lumière surnaturelle...



..."Le Soleil Invaincu..." murmura une voix dans l'assemblée...
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Message par  le Sam 12 Nov 2005 - 2:40

Le calme surnaturel qui régnait sur la plaine ne dura pas longtemps et au loin, une colonne de camions roulaient vers l'armée postchrétienne. Celle-là ne baissa ses armes que lorsqu'elle vit distinctement flotter sur les carlingues un drapeau noir. Baalberith s'était avancé sur la chaussée pour forcer le camion de tête à s'arrêter mais ce fut inutile car de toute évidence, ce convoi venait les chercher. La fenêtre fumée du conducteur du premier camion s'abaissa et quelle joie de revoir le visage de Sinn Fein partie il y a si longtemps de France.



_ Heureuse de vous revoir aussi nombreux! dit-elle en souriant.

_ Nous de même, rétorqua Baalberith. Vous nous attendiez?

_ Vous ne croyez tout de même pas qu'en sachant que vous preniez un bateau pour l'Ecosse, on allait vous laisser battre la campagne alors que nous avons autant de vous au front.

Baalberith fit la grimace. Leur repos avait été de courte durée, mais il fallait se rendre à l'évidence: la guerre ne faisait que commencer.

Ils embarquèrent tous dans les 8 camions en se serrant un peu et la colonne repris sa route vers le sud, sillonnant entre les vallons et les landes rocheuses. Le ciel semblait figé en un tableau de nuages effilés sur une trame bleue grise. Seul le vent garantissait que ce pays autrefois si vivant n'était pas pétrifié comme par magie dans l'attente de l'arrêt de la folie des hommes.

A mesure qu'ils descendaient vers le fameux mur d'Hadrien, les bruits du combat se faisaient entendre, des détonations sourdes se propageaient à l'horizon. Une demi-heure plus tard, cet horizon se présentait comme une ligne noire de monde, quelques tentes, des tourelles de fortune sur les ruines de la muraille légendaire. La caravane s'arrêta, Sinn Fein leur fit signe de descendre et elle les rejoignit vers la tente principale où s'affairaient les responsables de la défense. Autour d'une table, d'anciens généraux pointaient une carte de l'Angleterre, un autre homme en blouse blanche -sans doute un médecin- et un homme de dos en robe de bure ceinturée d'un porte-revolver.

_ La lumière... commença Baalberith.

_... qui succède aux ténèbres, finit Necrowarrior.



Post Tenebras Lux se retourna enjoué pour saluer ses camarades ambigus de PostChrist.

_Je suis étonnée de te trouver là cher PTL, s'amusa Psyell.

_ J'apporte mon aide à ce qui est juste, jeune peronnelle, dit Post Tenebras Lux en lui souriant.

Les accolades s'éternisaient quand un messager arriva essouflé.

_ J'ai une très mauvaise nouvelle à vous annoncer messieurs. Le dernier bataillon END n'était en fait qu'une reconnaissance de nos forces par l'ennemi. Les images sont unanimes: des avions cargos se sont posés à Leeds et des God Troopers en sont descendus...

L'assemblée s'était complètement tue. Les God Troopers... un ancien projet du Néo-Vatican en terme de puissance offensive d'infanterie lourde. Des guerriers impitoyables et décérébrés, aux armures insensibles aux balles, armés de fusils d'assaut Punisher I 13,16mm. En fait, le projet avait été abandonné, faute de pouvoir aliéner le cerveau des soldats. Mais les laboratoires papaux sont persévérants.

_3000 GodTroopers sont en route pour le Mur. D'ici 3 heures ils seront à nos portes...



A vrai dire, le teint blafard des postchrétiens et autres résistants au courant de la nouvelle n'avait rien à envier aux cadavres noyés. C'était certainement la pire chose qu'il pouvait leur arriver et beaucoup surent que leur fin était à présent annoncée pour dans 3 heures.

La première idée venue fut de fuir vers le nord avec le matériel, mais ce mur était le dernier garant de la liberté dans l'ancien Royaume-Uni. Rejoindre l'Allemagne? les côtes de la Mer du Nord étaient gardées par des frégates inquits. Non. La situation était sans issue.

Jusqu'à ce que KonRig, assis comme les autres sur le rebord du mur, dise de façon anodine que cela allait être un massacre, un peu comme quand les hommes d'armes atteignaient les rangées d'archers dans le temps. Psyell eut la même idée que Necrowarrior.

Il allait falloir se battre au corps-à-corps...



Tous les défenseurs étaient équipés d'un long couteau de guerre mais l'allonge manquerait durant le combat. Et les coups devront être portés avec précision sur les zones articulaires souples. Ils mouraient sans doute à cette bataille.

L'alarme retentit tout le lond de la barrière et courant vers eux dans des furies incontrôlables, les God Troopers dévalaient la colline en hurlant des cantiques déformés.

Dans les trous béants du Mur attendaient fébriles et désespérées les rangées de combattants de la liberté. Les manches de coutelas étaient serrées par des milliers de mains moites et tendues. Plus que 100 mètres.

Un son de cor sourd comme l'orage tonna. Alors sur un front de près d'un kilomètre, ils s'élancèrent simultanément vers leur mort. Les GodTroopers levèrent leurs armes et firent feu sans s'arrêter d'avancer, plusieurs hommes tombèrent en deux morceaux mais lorsque les deux marées se rencontrèrent, les premiers sangs qui coulèrent devant le mur d'Hadrien ne furent pas athées.
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Message par DreamSquare le Sam 12 Nov 2005 - 11:12

"SUS AUX INQUITS !" seront les derniers mots qu'entendirent les PostChrétiens avant de se lancer à corps perdus dans la bataille. Les coups fusaient, le sang coulaient. Dans ce massacre, difficile de repérer ses alliés de ses ennemis. Toujours est-il que chacuns avait sa technique pour se protéger des attaques sulfureuses des GodTroopers.



Necrowarrior par sa force légendaire fit tournoyer son coutelas dans tous les sens percutant avec force et vigueur ses assaillant. Sa force lui permis de tenir un long moment, pour se donner du courage il criait sans cesse rageusement tout en enchainant les victimes qui tombaient au fur et à mesure si bien qu'une bonne partie finit par s'en méfier.



Psyell était beaucoup plus agile et en profitait pour esquiver et contre attaquer comme lui avait appris son maître à une époque plus calme. Son agilité était telle qu'elle évitait sans mal les attaques de ses assaillants. Moins de force physique que Necrowarrior mais tout aussi efficace. Pour battre un GodTrooper elle évitait soigneusement son attaque puis lui tailladait les jambes entre deux morceaux d'armures, celui ci, à genoux devenait impuissant. Toutefois, soucieux de sa sécurité, DreamSquare se battait toujours à ses côtés, peu formé à se battre au corps à corps il tentait tant bien que mal à lutter contre cette horde d'ennemis qui semblaient sortir de toutes part. Tounoyant son coutelas dans tous les sens sans aucune discipline martiale il arrivait de temps en temps à en maîtriser quelques uns. Mais il ne tint pas longtemps car un GodTrooper le mit à terre d'un coup d'épée puissant, tout semblait fini pour lui mais Psyell le tua par derrière avant de relever DreamSquare...



"Viens par ici on ne tiendra pas longtemps reculons" dit-elle en courant vers une brèche pour retourner de l'autre côté du mur.



"Comment s'en sortent les autres ?" Demanda t-il.



"C'est mal parti, certains semblent dépassés, Necrowarrior s'en sort par mal mais certains sont mal en point." répondit-elle.



En effet, ce n'était pas simple pour tout le monde, car à défaut de savoir se battre certains se retrouvaient devant une multitude d'assaillant venant de toutes part qu'aucune personne ne pouvait repousser. C'était dans cette situation que se trouvaient Sven et Konrig.



"Sven, recule tu est suffisamment blessé !" cria Konrig.



"Non je me battrai ! Jamais je ne reculerai !" repondit-il.



Konrig sourit. C'est alors qu'une vague de GodTroopers s'apprétait à les submerger. C'est alors qu'ils entendirent le bruit d'une mitrailleuse. C'était Psyell qui se tenai derrière une tourelle prête à liquider toute l'armée à elle seule, si seulement elle pouvait.



"Genèse, chapitre 7... Le déluge." dit-elle avant de tirer à tout va dans le tas d'ennemis qui ralentissaient mais ne mourraient pas.



C'est tout de même grâce à elle que la troupe de PostChrist a plus se sortir de cette merde. DreamSquare saisit une autre Tourelle et aida Psyell à repousser l'ennemi.



Pendant ce temps, sortant du brouillard, les PostChrétiens apparaissaient, exténués, certains proches de la mort tel que Baaberith soutenu par Mormegil et Necrowarrior. Malgrès sa fatigue, Baalberith gardait les yeux ouverts et vit sortir du mur une lumière blanche assez floue.



"Qu'est ce... ?" se demanda t-il.

"C'est Sinn Frein Baal ! Il arrive avec... Un Cocktail Molotov !" s'écria Mormegil.



Sinn Fein courait à toutes jambes et lança son cocktail sur l'ennemi, certains GodTroopers n'avaient rien ressentis mais d'autres commençaient à brûler. C'est alors qu'a la grande surprise des PostChrétiens une vague d'athées couraient tout comme Sinn Fein vers les GodTroopers en lançant chacuns soit une grenade, soit un cocktail, pourvu que cela explose.



La situation commençait alors peu à peu à se stabilisée et l'ennemi battait en retraite.



"Ouf" se dit Psyell qui constatait que ses munitions étaient presque à sec.



"Par quel miracle ?" demande Necrowarrior à Sinn Fein.



"Hahaha ! Je te présente les renforts venuent tout droit de Norvége. Je ne les attendais plus. Ils tombent à pic n'est ce pas ?" répondit-il.



Epuisé, les PostChrétiens se reposèrent quelques instants.
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