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Les plans séquences au cinéma

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Les plans séquences au cinéma Empty Les plans séquences au cinéma

Message par  le Mar 4 Mai 2010 - 20:44

Question d'intérêt purement technique : Quel est le plan le plus long jamais tourné au cinéma ?



J'ai eu très longtemps une vieille référence comme étant SnakeEye de De Palma (une douzaine de minute au début, surtout s'agissant d'une scène de semi-action), mais je suppose qu'il doit en exister de biens plus long...
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Les plans séquences au cinéma Empty Re: Le plan le plus long au cinéma

Message par DreamSquare le Mer 5 Mai 2010 - 6:47

L'Arche russe (Русский ковчег en russe, Rousski kovtcheg) est un film russe réalisé par Alexandre Sokourov, sorti en 2002.



Le film a pour particularité de n'être constitué que d'un seul plan séquence de 96 minutes. Cette prouesse technique est devenue possible grâce au développement de la vidéo numérique en haute définition, où l'image peut être enregistrée directement sur disque dur, repoussant les limitations de durée de chaque prise. Certaines images ont été retouchées sur ordinateur, notamment afin de réduire la luminosité dans certaines scènes.

Il a fallu plusieurs mois de répétitions pour régler le mouvement de la caméra ainsi que le jeu des 850 acteurs et environ 1 000 figurants. Après trois prises interrompues, la quatrième fut la bonne. C'est donc l'un des tournages les plus courts de l'histoire du cinéma : la journée du 23 décembre 2001.

Par ce choix technique mais aussi esthétique, le réalisateur a voulu rendre hommage à l'histoire de son pays dans le décor du musée de l'Ermitage, « dans un souffle ». Il est vrai que l'équipe ne pouvait disposer du décor plus longtemps.



http://lausanne.cine.ch/images/affiches/original/54906.jpg" alt="" />



Et c'est juste énorme.
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Message par  le Mer 5 Mai 2010 - 9:18

J'aimerais bien le voir, je mets ça sur ma liste. L'approche et le sentiment du temps doivent être intéréssant avec ce genre de technique.
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Les plans séquences au cinéma Empty Re: Le plan le plus long au cinéma

Message par  le Mer 5 Mai 2010 - 11:46

Je prend note.



C'est vrai que j'avais oublié de le dire, mais le mérite d'un plan long revient lorsque celui-ci est plutot difficile à tourner (pour reprendre ton exemple et le mien). Parce que c'est sur que 10-20 min en caméra fixe devant un coucher de soleil en récitant de la poésie, c'est nettement moins intéressant...



J'imagine le technicien qui passerai dans le champs par erreur juste à la fin... :pendu:
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Message par Vilosophe le Mar 13 Juin 2017 - 11:03

On relance (et on renomme) le sujet avec le magnifique plan séquence de 40 minutes présent dans KAILI BLUES, premier long métrage du chinois Bi Gan qui est tout simplement mon film préféré de 2016. Voici un copié-collé de la chronique que j'avais écrite pour Benzine:




Œuvrant dans une officine médicinale à Kaili, ville du sud de la Chine, Chen est un médecin bienveillant cachant néanmoins sa part d’ombre. Voulant récupérer Wei Wei, son neveu bien-aimé vendu par son vaurien de frère, il décide également de rendre service à sa collègue, une doctoresse âgée, souhaitant faire apporter des effets personnels à son ancien amant sur son lit de mort. Durant ce périple, il traverse le village de Dangmai, lieu étrange où s’entremêlent le passé (les ressentiments douloureux de Chen au sujet de sa défunte femme), le présent et l’avenir (les incarnations futures de certains personnages).



On n’va pas se mentir, mais au bout de vingt minutes, votre rédacteur s’est demandé ce qu’il faisait dans la salle. En effet, Bi Gan – qui à 26 ans réalise ici son premier film – est un brin joueur: il imbrique ainsi les scènes désincarnées sans réel rapport, bifurque sa caméra vers des recoins divers, laisse ses personnages déclamer leurs textes lentement (on pense notamment au plan de ce vieil écran de télévision avec pour fond sonore les poèmes de Bi Gan lus sur un ton solennel) et tâtonne le terrain en balbutiant à plusieurs reprises des plans-séquences de courte durée ici et là. Cela peut s’avérer parfois usant et difficile à suivre – le titre apparaît au bout d’une demi-heure par exemple – qu’il y a un risque certain que le spectateur pique du nez (ce qui fut mon cas même si ça n’était que quelques instants).



C’est lorsque Chen entame son périple à Dangmai, mystérieux village au climat brumeux et semble-t-il hors du temps (même lui se demandant s’il ne s’agit pas d’un rêve éveillé), qu’on se décide à ouvrir progressivement les yeux et se faire complètement happer par ce plan-séquence vertigineux de quarante minutes, d’une beauté effarante, comparable à un délicat rayon de soleil qui traverse la vitre afin de vous réveiller ou une caresse sur votre joue par votre douce. Tant formellement que narrativement, cette prouesse est une réussite totale puisque la caméra ne suit pas uniquement son protagoniste principal, mais également les personnages qui sont autour de lui, permettant de s’attacher à eux en découvrant quelques instants volés de leur quotidien. Ici, chaque image, chaque seconde mettent nos sens en émoi et transpirent autant la vie qu’un amour infini du cinéma. On pense notamment à ce passage où Chen voit en la coiffeuse du village l’incarnation de sa femme défunte et pendant qu’elle lui coupe les cheveux, lui évoque son passé douloureux et se met finalement à éclater en sanglots, et à ce moment-là, on a envie de pleurer avec lui.



Kaili Blues est une fable à l’onirisme exacerbé, émanant un parfum doux amer. S’assoupir en pleine séance de cinéma est un luxe, mais ici disons que cela fait partie intégrante de l’expérience immersive du film. C’est un long métrage qui se révèlera certainement au gré des futurs visionnages, mais on pourra fortement regretter la frilosité des distributeurs (seules deux salles le jouent sur Paris par exemple) au sujet d’une œuvre qui prend toute son ampleur sur grand écran et dont les images restent encore gravées – surtout les yeux fermés – des jours après…


Le film en entier sur youtube


Baal' si tu ne connaissais pas...
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Message par Baalberith le Mar 13 Juin 2017 - 14:49

Non, je ne connaissais pas, mais un peu trop "populaire" et social pour moi. Je préfère le cinéma chinois plus épique, voire "sensuel"...
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Message par Vilosophe le Mar 13 Juin 2017 - 16:19

En fait, il y a un côté onirique dans Kaili Blues, c'est même un quasi remake du Stalker de Tarkovski...
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Message par obsoletedream le Mar 13 Juin 2017 - 17:43

J'allais pas regarder mais cette remarque m'a motivé
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Les plans séquences au cinéma Empty Re: Les plans séquences au cinéma

Message par Vilosophe le Mar 13 Juin 2017 - 17:56

[quote=obsoletedream post_id=272630 time=1497368633 user_id=38]
J'allais pas regarder mais cette remarque m'a motivé
[/quote]


Je pensais que mon prosélytisme sur facebook au sujet de ce film avait porté ses fruits...
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Message par Kataklysm le Mar 13 Juin 2017 - 20:40

Pour ma part, la référence en terme de longs plans séquences reste l'excellent Irréversible de Gaspar Noé.

Au passage, c'est le seul film ayant jamais réussi à susciter angoisse et malaise sur ma personne, et pourtant j'ai vu un paquet de trucs crades / dérangeants / glauques / choquants. Bon, la vidéo 1 lunatic - 1 icepick a eu à peu près le même effet, mais c'est pas un film.
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